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Marie-Philip Morissette : UQAC-Université du Québec à Chicoutimi
Le contexte de pandémie de COVID-19 et les mesures sanitaires ont accru le décloisonnement des classes vers l’extérieur (MEES, 2021). Depuis, de nombreux contextes d’éducation en plein air ont émergé au Québec. Les recherches qui portent sur l’éducation en plein air soutiennent sa pertinence sur l’apprentissage et ses variables influentes (Kuo et al., 2019). Effectivement, elle a le potentiel d’agir sur de nombreux facteurs d’apprentissages présents chez les élèves en difficulté (Szczytko et al., 2018). Malgré ces constats et les preuves favorables à l’utilisation d’un contexte concret, comme la nature, pour soutenir l’apprentissage, peu de recherches étudient son utilisation comme contexte d’intervention orthopédagogique. Pourtant, la nature semble être un milieu idéal pour intervenir auprès des élèves ayant un trouble ou des difficultés d’apprentissage (Newman, 2020). Cette affiche vise à décrire le déroulement de séances d’interventions orthopédagogiques en écriture, réalisées en plein air, auprès de cinq élèves de première secondaire ayant des besoins semblables (syntaxe et orthographe grammaticale). L’objectif est de documenter, à l’aide d’un journal de bord, l’expérimentation de ces séances, et ce, au regard de l’orthopédagogue. Les interventions, d’une durée de 40 minutes, se sont déroulées entre janvier et mai 2022. L’analyse des résultats permettra d’identifier les défis et les éléments facilitateurs d’interventions orthopédagogiques en plein air au secondaire.
Si l’idée que le contact avec la nature puisse être profitable pour l’apprentissage et le développement des jeunes est partagée par des intervenants du réseau scolaire depuis très longtemps, c’est surtout au cours des dernières années que des travaux de recherche ont commencé à faire apparaître certaines retombées (Kuo et al., 2019). Pensons aux effets du contact direct avec la nature sur des variables influant sur l’apprentissage (Kuo et al., 2019) comme l’augmentation de l’attention (Dadvand et al., 2015), une meilleure autodiscipline (Li et Sullivan, 2016), une motivation et un engagement accrus (Becker et al., 2017). Un second constat concerne la richesse des milieux à l’extérieur comme contextes concrets pour appliquer les apprentissages dans différentes disciplines scolaires (Ayotte-Beaudet et al., 2017) ou comme lieu d’émergence de conceptions initiales (Maynard, Waters et Clement, 2013). De plus, des travaux dans le domaine de l’activité physique semblent indiquer que ce contexte favorise l’adoption d’un mode de vie physiquement actif chez les élèves (Mygind, 2016), également favorable à l’apprentissage.
Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, une équipe financée par le ministère de l’Éducation a documenté les pratiques enseignantes à l’extérieur en contexte scolaire au Québec. Ce colloque sera l’occasion de présenter les résultats d’une programmation de recherche ayant eu deux objectifs principaux : 1) caractériser les pratiques d’éducation en plein air chez les personnes enseignantes au primaire au Québec avant et après le confinement attribuable à la COVID-19; et 2) décrire des pratiques enseignantes à l’extérieur en contexte préscolaire au regard du développement de l’enfant. Les résultats présentés traiteront de pratiques dans les domaines du préscolaire, du primaire (arts, éducation physique et à la santé, français, mathématiques, sciences et technologies ainsi qu’univers social) et du secondaire (éducation physique et à la santé et sciences et technologies).
Titre du colloque :