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Danielle Maltais : UQAC-Université du Québec à Chicoutimi
Avant, pendant et après la crue des eaux, les personnes victimes des inondations doivent faire face à différentes situations ou événements qui augmentent leur niveau de stress et qui contribuent à l’apparition ou l’exacerbation de problèmes de santé mentale et qui nuisent à leur rétablissement. Il est donc important de documenter ces différents stresseurs afin de mieux intervenir auprès de ces personnes. Cette communication présentera les faits saillants d’une étude mixte réalisée récemment à la suite des inondations de 2019 qui visait entre autre à identifier les différents stresseurs que vivent les personnes exposées à des inondations. Cette présentation se concentra principalement sur le contenu du discours de 15 sinistrés ayant complété des demandes d’indemnisation auprès du gouvernement du Québec. Nous pourrons alors constater que les inondations ne sont donc pas des faits isolés, mais des circonstances qui s'insèrent dans un continuum d'évènements qui sont, pour leur part, liées à différentes pressions de l'environnement. Lors des inondations de 2019, ces stresseurs ont pris différentes formes, allant des tracas quotidiens à des évènements plus perturbateurs comme la crainte d’être victime de pillage, l’obligation de se relocaliser temporairement, le fait de s’endetter, de longs délais de réponse de la part de ses assureurs et du gouvernement tout comme la perte de ses repères.
DES RISQUES NATURELS SOUS-ESTIMÉS?
Le Québec, à l’instar d’autres régions du monde, fait face à un défi sans cesse croissant, celui de pertes économiques, et quelquefois de vies humaines, engendrées par des catastrophes naturelles. Pour les seules inondations, le gouvernement du Québec a instauré par décret en 2019 une zone d’intervention spéciale (ZIS) qui impose un moratoire sur la construction de bâtiments et sur la reconstruction de ceux qui ont été détruits par une inondation. Cela pose toute la difficulté d’appliquer une réglementation qu’il faudra, par ailleurs, parfaire. La multiplication des cartographies de zones inondables, par de nombreux acteurs, n’aide pas à convaincre. Elle montre surtout les limites d’une approche probabiliste sur les périodes de retour d’événements extrêmes.
Les changements climatiques vont exacerber d’autres risques, quelque peu sous-estimés. Les vagues de chaleur et les incendies de forêt constitueront les nouveaux défis pour les années à venir. Il est important de réviser les modèles de prévision, par rapport à ces risques, et de mettre en place des politiques de prévention et d’intervention rigoureuses.
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