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Jean-Marc Kaumbu Kyalamakasa : Faculté des sciences agronomiques - Université de Lubumbashi
L'objectif de nos recherches est de sélectionner les espèces ligneuses à croissance rapide et les amendements organo- calciques, pour restaurer les sites contaminés par l'exploitation minière au sud-est de la République Démocratique du Congo et endiguer la pollution diffuse.
De 2008 à 2009, nous avons évalué la croissance des trois espèces ligneuses fixatrices d’azote. La hauteur des plantules d’Albizzia lebbeck (L.) Benth et Leucaena leucocephala (Lam) DE WIT) était significativement supérieure à celle de Dichrostachys cinerea (L.) WIGHT et ARN. L’amendement calcique avait réduit la toxicité métallique (Cd, Cu, Co, Pb et Zn). De 2010 à 2016, nous avons estimé la croissance juvénile de huit espèces de la forêt claire, 2 pionnières et 6 tardives, sur un sol non contaminé et sans amendement. Les espèces pionnières (Combretum collinum et Pterocarpus tinctorius) avaient une meilleure croissance caulinaire et racinaire comparées aux espèces tardives. En 2021, un essai comparatif a montré que la croissance juvénile d’une espèce pionnière locale (Acacia polyacantha) est largement supérieure par rapport à une espèce exotique (A. lebbeck) et trois espèces tardives locales.
En conclusion, deux espèces exotiques et trois espèces locales ont été sélectionnées pour le reboisement des sites dégradées par les activités minières, agricoles et dendro-énergétiques. En 2022, nous allons évaluer la régénération naturelle ou assistée de ces espèces à croissance rapide sur les sites contaminés.
Les États et les gouvernements membres de la francophonie, où le Québec occupe une place majeure, regorgent de ressources minérales riches dont certaines sont catégorisées comme critiques et stratégiques. Ces ressources suscitent actuellement une forte demande mondiale pour la transition énergétique et technologique en vue de reconstruire une économie post-COVID plus verte et sobre en carbone. L’industrie minière est un moteur important de l’économie québécoise. Elle représente 48 000 emplois directs, indirects et induits; et contribue annuellement à plus de 9 milliards de dollars au PIB du Québec. Cependant, si les activités minières ne sont pas conduites de manière responsable, elles peuvent entraîner la pollution de l’air, du sol et de l’eau, la contamination par les métaux, l’érosion et la sédimentation, autant d’impacts qui sont amplifiés par les défis du changement climatique. D’où l’importance de rétablir les services écosystémiques des sites miniers, une fois exploités, par la restauration écologique. Au Québec, depuis quelques années, l’acceptabilité sociale (AS) des projets miniers par les populations est un préalable pour l’octroi d’agréments aux compagnies. Elle a davantage gagné en importance ces dernières années avec la publication en février 2016 du livre vert intitulé Orientations du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles en matière d’acceptabilité sociale, tout comme pour le développement durable du secteur minier dans une perspective internationale francophone. Le colloque est en lien direct avec le développement minier responsable qui tient compte des piliers du développement durable (social, économique, environnemental et bonne gouvernance). Il est aussi en lien étroit avec la décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes (2021-2030), dont l’objectif commun est de prévenir, d’enrayer et d’inverser la dégradation des écosystèmes dans le monde entier en visant à restaurer la planète et à assurer la santé des hommes et de la nature selon le concept « Une seule santé ».
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