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Joaquim Oliveira : Ministère de l'Éducation
En 2020-2021, les élèves issus de l’immigration (EII) représentaient près de 32% des élèves du Québec. Leur présence est actuellement en augmentation dans toutes les régions du Québec sauf à Montréal. Les écoles offrent des milieux accueillants pour ces élèves, mais de nombreux défis subsistent pour optimiser les services d’accueil et d’intégration. La Direction de l’intégration linguistique et de l’éducation interculturelle (DILEI) du ministère de l’Éducation élabore et met en œuvre des orientations et des mesures visant à favoriser l’accueil et l'intégration harmonieuse des élèves immigrants à l'école québécoise, la réussite éducative des élèves en contexte de diversité ethnoculturelle, linguistique et religieuse et le développement de l'éducation interculturelle. Cette communication aborde les actions déployées par la DILEI visant à soutenir la réussite des EII. Dans cette optique, il sera question du soutien financier accordé et de l’accompagnement des milieux scolaires. Il sera également question de l’offre de formation du personnel scolaire, de l’élaboration de matériel complémentaire et du soutien à la recherche et au transfert des connaissances. Le Ministère soutient le partage des meilleures pratiques et le réseautage entre organismes scolaires. Il favorise la responsabilisation collective à l’égard des élèves issus de l’immigration et s’applique à faire la promotion de la richesse de la diversité.
Les élèves qui composent les écoles du Québec se caractérisent par une pluralité de profils, de réalités et de parcours, notamment alimentés par la diversité des élèves issus de l’immigration (EII) (MELS, 2014). Pour mettre en place des conditions susceptibles de soutenir l’expérience socioscolaire des EII et de leurs familles, plusieurs écrits soulèvent la nécessité de s’appuyer sur la responsabilité collective des membres de la communauté éducative (ex. : directions, membres du personnel scolaire ou de la communauté, parents d’élèves) (Kanouté et al., 2011). Il paraît également nécessaire de s’attarder aux besoins des EII de façon systémique, c’est-à-dire en mobilisant tous les niveaux du système scolaire (ex. : ministère, centres de services scolaires (CSS), écoles, pratiques enseignantes) (Mc Andrew et al., 2015).
Depuis quelques années, des écrits scientifiques recourent au concept d’équité pour étudier l’expérience socioscolaire des EII (Borri-Anadon et al., 2021; Potvin et al., 2018), celui-ci étant vu comme un moyen permettant de prendre en compte les particularités des élèves et de leurs familles, de réduire les obstacles susceptibles de nuire à la réalisation du potentiel éducatif des EII et de tendre vers l’égalité pour tous et pour toutes (OFDE, 2014). Le concept est aussi sollicité dans des écrits gouvernementaux (CSE, 2016 et 2017; MEES, 2017) et dans de nombreux plans d’engagement vers la réussite de CSS (ex. : CSS Marie-Victorin).
Le présent colloque vise à stimuler des réflexions collectives entre des protagonistes de divers horizons, avec des pouvoirs d’agir et des postures variés sur les questions suivantes : comment les initiatives et les pratiques mises en place dans le milieu scolaire québécois contribuent-elles à l’équité et à l’inclusion des EII et de leurs familles? Comment pourrions-nous faire encore mieux? Comment favoriser une mobilisation collective autour des enjeux d’équité et d’inclusion qui concernent les EII et leurs familles?
Titre du colloque :