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Suivre le courant : Solidarités féministes et #MeToo

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Marie-Pier Lemay : University of Pittsburgh

Résumé de la communication

Dans cette communication, j’offre une réinterprétation des débats philosophiques entourant la solidarité féministe à travers le prisme du récent renouveau de l'activisme politique mondial contre la violence basée sur le genre. Je soutiens que cet élan d'activisme offre aux théoriciennes féministes une occasion de réimaginer de manière normative les solidarités féministes au-delà des récits des précédentes vagues ayant fait appel à des notions problématiques d'identité de genre et de contexte partagé. Ce renouveau de solidarités demande que les philosophes féministes soient attentives au lien entre la solidarité féministe et la résistance à la violence basée sur le genre. Je soutiens que le courant actuel de mobilisations féministes contre les violences genrées (#MeToo, #NiUnaMenos) s'oriente vers un compte rendu partiel de ce que j'appelle la solidarité réactive. Par solidarité réactive, j'entends que la solidarité est conceptualisée comme une relation dynamique et en cours de développement, qui répond à la fois aux multiples et complexes structures de pouvoir. Pour m'aider à développer ma conception partielle de la solidarité réactive, je survole les débats de la théorie de la solidarité féministe ainsi que ceux liés à l'ontologie sociale des groupes. J'évalue la manière dont les luttes mondiales contre la violence basée sur le genre embrassent les féminismes basés sur l'identité, tout en s'en distanciant.

Résumé du colloque

Afin de faire écho au thème du 89e Congrès de l’Acfas, intitulé Sciences, innovations, sociétés, la Société de philosophie du Québec invite ses membres à réfléchir à la complexité et à la richesse des rapports (passés, présents et futurs) entre science, philosophie et société.

Érigées en champs de recherche autonomes, la philosophie et la science se sont développées de concert, nouant à chaque époque des rapports singuliers mais aussi changeants. Dans l’Antiquité, la philosophie s’institue en rupture avec l’opinion et coïncide avec la science en tant que quête de la vérité. À l’époque moderne, l’expression philosophie naturelle évoque encore l’idée selon laquelle la science et la philosophie relèvent d’une même entreprise intellectuelle.

Du tronc commun auquel elles appartenaient jusqu’alors, la physique, la chimie, la biologie et la psychologie s’autonomisent entre le 17e et le 19e siècle. Au 20e siècle, la phénoménologie et la philosophie analytique vont s’engager dans des voies qui opposeront frontalement science et philosophie. Néanmoins, dans le sillage du retour du naturalisme, les rapports entre la philosophie et les sciences empiriques seront une fois de plus appelés à se réinventer. Parfois envisagées comme étant « sur le même bateau », la science et la philosophie ont connu un nouveau rapprochement qui déboucha plus récemment sur l’idée d’une « philosophie expérimentale ».

Alors que la science est appelée à servir de fondement à la décision politique, réfléchir aux configurations qu’ont connues la science et la philosophie dans l’histoire de la pensée philosophique conduit à interroger de nouveau le rôle de la philosophie dans la science et dans la société plus largement. Comment et par quelles voies la philosophie peut-elle contribuer à la science? Inversement, qu’est-ce que la science peut amener à la philosophie, et comment décrire cet apport? Et comment ce dialogue pourrait-il enrichir la contribution de la philosophie aux grands débats de société?

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
news icon Thème du colloque :
Science, philosophie, société
section icon Date : 11 mai 2022

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Titre du colloque :

Science, philosophie, société

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Thème du colloque :

Science, philosophie, société