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Celine Ferrier : Université Grenoble Alpes
Durant cette communication, les fondements de l’action Super idée ! seront présentés, les premiers résultats de son actuelle expérimentation seront partagés et les limites de ce nouveau modèle d’intervention en littératie familiale seront discutées.
Super idée ! est une nouvelle action adossée aux programmes Coup de Pouce. L’hypothèse de recherche qui conduit cette démarche présuppose que les parents considérés comme les plus éloignés des attentes de l’école peuvent avoir besoin d’une première intervention à distance, asynchrone et dissociée de toute forme d’évaluation présentielle et linguistique pour s’engager dans l’accompagnement à la scolarité de leur enfant et plus particulièrement dans son acculturation à l’écrit.
La valorisation et l’explicitation du rôle des parents dans l’éveil à la lecture et à l’écriture de l’enfant auprès de l’ensemble des acteurs de terrain et des parents eux-mêmes seront présentés comme des étapes préalables et nécessaires à leur engagement réciproque.
La communication consistera en une présentation détaillée de l’action en particulier de son modèle d’intervention par SMS et par email en tant que démarche complémentaire aux dispositifs présentiels des clubs Coup de Pouce.
Les indicateurs d’engagement des acteurs et des parents établis dans l’action offriront le cadre une discussion controversée sur la notion d’engagement dans le champ de la littératie familiale.
Quels sont les liens entre démarches pédagogiques engageantes et établissement d’un contexte favorable aux apprentissages en littératie?
La réflexion sous-jacente à cette problématique s’enracine dans une série de constats qui portent sur le faible degré de maîtrise de la compétence écrite en fin de scolarité et, au-delà de l’école, dans tous les pays francophones de l’OCDE (PISA, 2018).
Pourtant, les travaux privilégiant des approches pédagogiques efficaces en littératie sont nombreux (voir notamment les travaux en francophonie de l’AIRDF depuis les années 1980), mais ont du mal à pénétrer les pratiques pédagogiques. Ainsi, ces constats avérés qui se répercutent sur le terrain aux différents niveaux de la scolarité et au-delà confortent l’idée de la nécessité d’une refondation de l’enseignement-apprentissage du lire-écrire (Bucheton, 2014).
Dans le cadre du colloque, nous proposons d’aborder cette thématique en prenant le contrepoint des discours de déploration sur « la baisse de niveau », et en mettant l’accent sur les pratiques pédagogiques qui favorisent le développement d’une « posture littéracique » (Rispail, 2020).
Plus précisément, il s’agira ici d’explorer la face cachée de la didactique de l’écrit, en donnant la parole aux acteurs de terrain, par le biais de recherches collaboratives, et en présentant des pratiques pédagogiques engageantes ayant fait l’objet de travaux de recherche restés souvent confidentiels.
L’engagement en littératie sera abordé dans toutes ces dimensions (verbale, psychologique, affective, corporelle, comportementale) (Fredricks et al., 2004), du côté de l’apprenant comme de l’enseignant-formateur. Il s’agira moins de « prouver » ou de mesurer les effets de l’engagement que d’illustrer ou de qualifier les retombées bénéfiques de ces pratiques sur l’établissement d’un contexte favorable aux apprentissages dans le domaine du lire-écrire.
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