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Elena Polotskaia : UQO - Université du Québec en Outaouais
Cette communication abordera notre expérience issue de deux projets de recherche collaborative auprès d’enseignants du primaire. C’est par notre rencontre avec une conseillère pédagogique en mathématique lors d’un congrès professionnel que l’histoire débute. Le besoin issu du milieu de pratique a rencontré les idées théoriques de l’université, ce qui a conduit à la demande d’un financement auprès du ministère de l’Éducation du Québec pour soutenir la mise en œuvre d’un projet collaboratif (Chantier 7). Dans le cadre de ce projet de recherche collaborative (Deblois, 2009; Desgagnés, Bednarz, Couture, Poirier & Lebuis, 2001; Jaworski, 2005; Savard & Manuel, 2020), les enseignants deviennent des co-constructeurs, des collaborateurs et des agents de changement, alors que le centre scolaire devient un partenaire indispensable. Un changement de paradigme envers la résolution de problèmes mathématiques est au cœur du projet (Savard & Polotskaia, 2014). À l’intérieur et autour du centre scolaire, des enseignants et des conseillers pédagogiques sont « contaminés » et s’arrachent les ressources développées. Par conséquent, un livre est lancé, une phase deux de la recherche collaborative est subventionnée avec un deuxième centre de service comme partenaire, et un deuxième livre sera lancé en 2022.
Les résultats de la recherche en éducation parviennent difficilement à franchir les portes des milieux scolaires, mais il ne fait pas de doute que les chercheur.se.s en éducation s’intéressent à tout ce qui se déroule dans les salles de classe et souhaitent participer, par l’entremise de leurs travaux de recherche, aux changements dans le monde de l’éducation. Comment expliquer que cet intérêt ne se fasse malheureusement pas toujours dans les deux sens? Alors que les données probantes occupent de plus en plus de place dans les discussions en éducation, les milieux de la pratique semblent encore parfois hermétiques à leur prise en compte : quelles sont les raisons de cette quasi-imperméabilité? Comment s’assurer d’arrimer la recherche à la pratique? Doit-on arrimer la recherche à la pratique?
La recherche en éducation doit rayonner dans le milieu scolaire. Comment faire? Existe-t-il des types de recherche qui favorisent le transfert des connaissances vers le milieu scolaire? Quelles sont les subventions les plus susceptibles de soutenir ce type de recherches? Proviennent-elles des organismes subventionneurs ou des commissions scolaires? Dans quelles conditions peut-on envisager un transfert des connaissances pour favoriser un réel dialogue entre la recherche et la pratique?
Le Centre d’étude sur l’apprentissage et la performance (CEAP) de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) (https://ceap.uqam.ca) vous propose de réfléchir avec d’autres chercheur.se.s en sciences de l’éducation aux solutions à envisager autour des questions suivantes qui pourraient être abordées :
• Comment s’assurer que le milieu scolaire a accès aux données probantes en éducation?
• Quels sont les types de recherche, de méthodologie qui sont susceptibles de rayonner dans le milieu scolaire?
• Quelles sont les conditions gagnantes (politiques, financières, organisationnelles notamment) pour qu’un réel transfert des connaissances puisse s’opérer entre le milieu de la recherche et celui de la pratique?
Thème du colloque :