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Maripier Isabelle : Université Laval
La non-satisfaction des besoins en santé mentale chez les enfants peut influencer négativement leur quotidien et leurs perspectives d’avenirs. Or, les frais à débourser par les parents sont des barrières à l’accès à certaines formes de traitement. Notre recherche exploite le déploiement du régime public d’assurance médicaments au Québec en 1997 afin de mieux comprendre l’impact des sommes à payer, et de la vulnérabilité économique des familles, sur la prise de médicaments prescrits pour certains problèmes de santé. Nous investiguons également si la mise en place d’un tel régime d’assurance est susceptible de mener à des problèmes de surconsommation (ou de consommation de médicaments dans des cas où les bénéfices anticipés sont très faibles). Nos résultats suggèrent qu’en moyenne, l’élimination des frais à payer pour les patients entraîne une augmentation de la prise de médicaments pour troubles de santé mentale ou neurodéveloppementaux de 3 pourcents chez les enfants. Les effets sont hétérogènes, et concentrés chez les enfants présentant les plus grands risques d’être atteints de ces troubles. Les effets estimés sont également les plus forts pour les stimulants. En plus de réfléchir aux craintes liées à l’aléa moral qui ponctuent fréquemment les discussions autour de programmes publics d'assurance médicaments, nous explorerons les implications de ces résultats dans le contexte de la pandémie de COVID-19 et des transformations qu’elle a entraînées.
La pandémie de COVID-19 bouleverse nos vies ainsi que celles de nos enfants depuis mars 2020 au Québec. La fermeture des écoles et la perturbation des rythmes scolaires causées par la pandémie de COVID-19 auront des conséquences plus ou moins importantes selon la trajectoire scolaire et psychosociale antérieure des enfants et l’ampleur du stress personnel et familial vécu. Il existe vraisemblablement une variété de réactions au contexte de la pandémie chez les enfants. Par exemple, si la plupart des enfants n’avaient pas de difficultés scolaires et émotionnelles avant la pandémie et n’en auront probablement pas davantage à l’avenir, pour d’autres enfants, le ralentissement des rythmes scolaires a peut-être exacerbé des difficultés déjà existantes ou, bien au contraire, a eu des effets bénéfiques.
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