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Samira Laouni
La lutte contre le racisme rencontre un obstacle de taille, la polarisation; le rapprochement interculturel est une piste de solution pour y faire face. Le C.O.R. (Communication — Ouverture — Rapprochement interculturel) joue son rôle par des ateliers auprès de jeunes, ainsi que des conférences à des futurs enseignants et travailleurs sociaux. En particulier, le projet «Empowerment des filles par l'art et la rencontre de l'autre», en partenariat avec le Musée des beaux-arts de Montréal, a réuni 25 jeunes Québécoises musulmanes afin d'augmenter leur capacité à lutter contre le rejet de l'Autre et le repli sur soi, ainsi qu'à faciliter la prise de décisions personnelles. Le projet « Développer le leadership de jeunes musulmans » vise à amener ceux-ci à renforcer chez eux un sentiment d'appartenance à leur société, puis à devenir des «influenceurs» dans leur milieu. Le C.O.R. outille ainsi des jeunes Québécois et Québécoises appartenant à des groupes culturels minoritaires pour qu'ils fassent entendre leur voix dans les débats sociaux. Le C.O.R. a contribué à la diffusion du Pacte d’inclusion québécois, rédigé par des citoyennes très concernées par le racisme au Québec. Pour contrer la polarisation, il faut un projet commun à tous les Québécois et Québécoises.
Depuis quelques années, nombreuses sont les organisations privées et publiques qui se sont dotées de plans ou de politiques afin de renforcer leurs actions en matière d’équité, de diversité et d’inclusion (EDI). Pour que les changements produisent les effets attendus, c’est-à-dire une meilleure prise en compte des diversités afin de réduire les inégalités et les discriminations, plusieurs travaux qui documentent les leviers et les obstacles favorisant ou limitant l’implantation de mesures EDI, mettent l’accent sur la nécessité d’interpréter l’inclusion dans sa globalité. À cet effet, l’inclusion doit être vue comme une pratique interactive multidimensionnelle qui touche plusieurs niveaux : individuels (expériences individuelles et interrelationnelles), organisationnels (culture, normes et pratiques organisationnelles) et sociétales (politiques, pratiques, valeurs et idéologies).
L’Institut EDI2 (Équité, Diversité, Inclusion, Intersectionnalité), le Réseau interuniversitaire québécois pour l’équité, la diversité et l’inclusion (RIQEDI) et les Fonds de recherche du Québec s’unissent donc pour réunir dans le cadre de ce colloque des chercheuses et des chercheurs scientifiques avec des praticiennes et des praticiens en organisation pour partager des pratiques innovantes à tous les niveaux. L’accent dans la littérature ayant été mis principalement sur les obstacles en EDI, ce colloque oriente plutôt les réflexions sur les initiatives et les outils porteurs de changement : comportements inclusifs, formation de la relève, politiques antidiscriminatoires, etc.
Titre du colloque :