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Lise Gauvin : Centre de recherche du Centre Hospitalier de l'Université de Montréal (CRCHUM)
L’impact délétère de la pandémie de COVID-19 sur le maintien de saines habitudes de vie des jeunes québécois est maintenant un fait avéré. Les jeunes ont, pour la plupart, été moins physiquement actif, ont pratiqué davantage d’activités sédentaires incluant les jeux vidéo et le furetage de sites internet et la consommation de produits alimentaires ayant des niveaux élevés de gras et de sucres s’est accélérée. Bien qu’il y ait eu de nombreux appels à l’action pour promouvoir les saines habitudes de vie avant la pandémie, la nécessité d’agir est devenue encore plus criante à la lumière des constats sur l’impact de la pandémie. Cette présentation propose un survol des interventions de promotion des saines habitudes de vie qui ont été démontrées efficaces et prometteuses dans les écrits scientifiques et met en relief les considérations reliées à l’implantation qui doivent être pris en compte pour assurer un changement pérenne. En particulier, les composantes clés d’interventions en milieux scolaires et communautaires sont mis en relief, la nécessité absolue d’en évaluer les retombées en adoptant des devis scientifiques appropriés et le besoin d’assurer un partage et une utilisation continus des connaissances sont soulignés dans une vision de cocréation d’un système apprenant de promotion des saines habitudes de vie.
La pandémie de COVID-19 bouleverse nos vies ainsi que celles de nos enfants depuis mars 2020 au Québec. La fermeture des écoles et la perturbation des rythmes scolaires causées par la pandémie de COVID-19 auront des conséquences plus ou moins importantes selon la trajectoire scolaire et psychosociale antérieure des enfants et l’ampleur du stress personnel et familial vécu. Il existe vraisemblablement une variété de réactions au contexte de la pandémie chez les enfants. Par exemple, si la plupart des enfants n’avaient pas de difficultés scolaires et émotionnelles avant la pandémie et n’en auront probablement pas davantage à l’avenir, pour d’autres enfants, le ralentissement des rythmes scolaires a peut-être exacerbé des difficultés déjà existantes ou, bien au contraire, a eu des effets bénéfiques.
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