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Applications mobiles pour soutenir la santé mentale des jeunes : opportunités et défis

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Isabelle Ouellet-Morin : Université de Montréal

Résumé de la communication

Introduction. L’adolescence est une période sensible pendant laquelle plusieurs changements peuvent affecter le développement cognitif et psychosocial des jeunes. C’est aussi au cours de cette période que l’on note la plus forte augmentation des troubles mentaux. Plusieurs initiatives cherchent à prévenir l’émergence ou la détérioration de ces troubles et le recours à la technologie est habituellement perçu comme naturel, voire souhaitable, auprès de ces « natifs du numérique». Objectif. Analyse critique des forces et limites liées aux applications mobiles (apps) en santé mentale dédiées aux jeunes. Résultats/Constats. Les apps, par leur format et mode d’utilisation, permettent de transmettre aux jeunes une information fondée sur les meilleures connaissances et arrimés à leurs réalités. Ces outils représentent aussi une opportunité d’engager certains jeunes dans un processus de changement ou de les soutenir dans une éventuelle demande d’aide. Bien qu’elles soient disponibles en tout temps et qu’elles respectent leurs besoins d’autonomie et de confidentialité, de nombreux défis demeurent, incluant le peu d’attention accordée à la validation scientifique, la protection des données personnelles et la capacité de rétention et d’engagement des jeunes. Conclusion. Des pistes de réflexion sont proposées afin de soutenir le développement de futures apps rencontrant les meilleurs standards et capables de promouvoir la santé mentale des jeunes en situations de vulnérabilité.

Résumé du colloque

Au printemps 2021, alors que les chiffres des infections et autres décès liés à la pandémie de COVID-19 au Québec semblent encourageants, environ 19 000 enfants et adultes figurent sur une liste d’attente de services en santé mentale dans le réseau public, soit près de 20 % de plus qu’en novembre (précédent), selon les plus récentes données du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS)1. Autant dire que les répercussions du virus sont multidimensionnelles, systémiques et plus profondes que l’on aurait pu penser. Le 2 novembre 2020, le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux du Québec, Lionel Carmant, annonçait un investissement de 100 M$ afin d’améliorer l’offre de soins et de services psychosociaux et en santé mentale pour la population, notamment par la diminution des listes d’attente2. Début 2020, alors que les premiers signes de la pandémie se manifestaient, Isabelle Ouellet-Morin et Stéphane Guay soulignaient l’urgence de faire état des outils numériques spécifiquement développés pour la santé mentale. À l’heure où la téléconsultation prenait un essor sans précédent, ils ne pouvaient pas mieux tomber. Le moment était venu d’aborder le sujet. Si le numérique n’est pas la panacée, il porte en lui des espoirs quant à l’amélioration de l’accès des soins et des services en santé mentale. Certes, il existe aujourd’hui une myriade d’applications mobiles en santé mentale, mais peu sont validées sur le plan de la recherche. Et c’est bien pour pallier cette carence que des équipes de chercheurs travaillent sans relâche afin de mettre au point des procédés efficaces tout en préservant la qualité de la relation humaine qui sied à n’importe quel soin. C’est cette volonté qui anime les conférencières et conférenciers pressentis.

1. https://www.ledevoir.com/societe/sante/600044/sante-mentale-la-liste-d-attente-s-allonge.

2. https://www.msss.gouv.qc.ca/ministere/salle-de-presse/communique-2418.

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
section icon Date : 12 mai 2022

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