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Michèle Charbonneau : École nationale d'administration publique
Pour Gaston Bachelard, « [l]e monde est beau avant d’être vrai » (2010, p. 216). Littéraires et philosophes, parmi d’autres, s’appuient sur cette prémisse bachelardienne pour faire place à l’imagination poétique dans l’agir environnemental (Barontini, 2020; Pierron, 2020). Après avoir circonscrit les propositions qui rapprochent la poétique de Gaston Bachelard de l’écologie, la communication présentera quelques réflexions qui se dégagent de ce rapprochement pour l’agir public environnemental. Elle explorera en particulier les grandes lignes qui pourraient guider la création d’ateliers de rêveries écopoétiques. Il s’agira alors de situer la plus-value de ces réflexions au regard notamment des écrits de l’esthétique environnementale (About, Bailly et Blanc, 2021) et de l’écoformation (Galvani, 2015) et de montrer en quoi elles contribuent à dépasser une approche de gestion strictement néolibérale des enjeux écologiques (Pierron, 2018).
Dans un contexte d’urgences écologique et climatique, ce colloque vise à interroger de manière pluridisciplinaire les nouveaux agencements de l’action publique, l’évolution de ses modes d’instauration collective et les perspectives expérimentées. Il s’agit d’examiner ces gouvernances de l’action publique du point de vue des ruptures réelles qu’elles incarnent, mais aussi en considérant les problématiques et les controverses qui les accompagnent. Quels sont donc ces agencements à partir desquels s’instaurent potentiellement de nouvelles configurations sociopolitiques et sociocognitives? Il s’agit plus précisément d’appréhender cette question en mettant en dialogue des recherches touchant à une diversité de défis écologiques et d’impacts climatiques (enjeux de résilience et d’adaptation, déplacement des populations, impacts sanitaires, modèles agricoles, mondes urbains, problématiques des pollutions, préservation de la biodiversité, par exemple). Nous invitons les chercheurs/chercheuses, étudiants/étudiantes et représentants/représentantes des milieux de pratique à participer à ce colloque en proposant une communication orale. Cet appel à communications est ouvert à toutes les approches et disciplines qui s’intéressent à la question (sciences politiques, sciences de l’information et de la communication, sciences de la gestion et du management, sciences environnementales, sociologie des sciences, géographie, aménagement et urbanisme, etc.). La nature des propositions attendues peut varier (recension des écrits, résultats préliminaires, recherche originale) et les communications en partenariat avec les parties prenantes sont encouragées.
Les propositions doivent s’inscrire dans l’un des quatre axes suivants (voir l’appel détaillé) :
Titre du colloque :