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Comment communiquer le risque? Recherche-action sur le rôle du communicateur dans le cadre d’un projet de recherche

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Marylene Kouri : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Ce projet de maîtrise vise à analyser le travail du professionnel en communication et le rôle qu’il peut jouer au sein d’un projet de recherche impliquant des experts dans le domaine de la santé communautaire, de la chimie marine et de la géographie. Plus précisément, il a pour objectifs de circonscrire les activités et les livrables de communication nécessaires au démarrage d’un projet de recherche, de déterminer comment communiquer le risque lorsque nous n’avons pas encore toutes les données et les solutions et il entend servir de modèle aux scientifiques pour une collaboration fructueuse et interdisciplinaire afin d’intégrer leurs communications aux travaux et au processus de recherche.

Cette recherche-action entend suivre une équipe intersectorielle composée de huit chercheurs.euses et profesionnels.elles de recherche de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) et de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Cette équipe a pour mission d’étudier le phénomène de salinisation des puits côtiers au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie susceptible de s’accroître avec les changements climatiques. Il s’agit d’un projet de recherche financé par le Réseau Inondations InterSectoriel du Québec (RIISQ) et le Réseau Québec Maritime (RQM). L’objectif de la communication proposée est de présenter la méthodologie et les résultats préliminaires de cette recherche-action.

Résumé du colloque

DES RISQUES NATURELS SOUS-ESTIMÉS?

Le Québec, à l’instar d’autres régions du monde, fait face à un défi sans cesse croissant, celui de pertes économiques, et quelquefois de vies humaines, engendrées par des catastrophes naturelles. Pour les seules inondations, le gouvernement du Québec a instauré par décret en 2019 une zone d’intervention spéciale (ZIS) qui impose un moratoire sur la construction de bâtiments et sur la reconstruction de ceux qui ont été détruits par une inondation. Cela pose toute la difficulté d’appliquer une réglementation qu’il faudra, par ailleurs, parfaire. La multiplication des cartographies de zones inondables, par de nombreux acteurs, n’aide pas à convaincre. Elle montre surtout les limites d’une approche probabiliste sur les périodes de retour d’événements extrêmes.

Les changements climatiques vont exacerber d’autres risques, quelque peu sous-estimés. Les vagues de chaleur et les incendies de forêt constitueront les nouveaux défis pour les années à venir. Il est important de réviser les modèles de prévision, par rapport à ces risques, et de mettre en place des politiques de prévention et d’intervention rigoureuses.

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
section icon Date : 12 mai 2022

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