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Comment favoriser la motivation scolaire en enseignement supérieur? Apport de la recherche en psychologie.

FG

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François Guillemette : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières

Résumé de la communication

Dans le but de mieux comprendre ce que l’enseignant.e peut faire pour favoriser l’engagement de l’apprenant dans son apprentissage, nous avons réalisé une recherche de type théorique en partant des recherches en psychologie sur la motivation. Celle-ci nous apprend d’abord que la motivation scolaire est davantage une conséquence de l’apprentissage qu’un préalable à l’apprentissage. En d’autres mots, la relation entre l’apprentissage et la motivation s’éclaire lorsqu’on comprend que l’apprentissage (la progression, la réussite) est la variable indépendante dans cette relation et que la motivation est la variable dépendante.

Par ailleurs, il faut distinguer différents types de motivation. Outre la distinction entre motivation intrinsèque et motivation extrinsèque, il faut clarifier les différences entre motivation interne et motivation externe, de même que la diversité des objets de la motivation en contexte scolaire : motivation d’expérience, motivation d’apprentissage, motivation d’accomplissement, motivation d’autonomie, motivation de compétence et motivation d'appartenance sociale.

Une fois que la clarification conceptuelle est réalisée, il reste à comprendre les stratégies pédagogiques qui favorisent (ou défavorisent) la motivation des étudiants en enseignement supérieur.

Résumé du colloque

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la plupart des pays sont entrés dans ce que certains appellent la « société du savoir » (Bernatchez, 2014; UNESCO, 2005). L’enseignement supérieur (ES) est un pilier des sociétés du savoir, en ce sens qu’il est dépositaire des connaissances accumulées par l’humanité et assure une formation (tout au long de la vie) permettant aux citoyens de fonctionner dans leur société tout en produisant de nouvelles connaissances sur des enjeux complexes (comme la génétique, l’insécurité alimentaire, l’intelligence artificielle, la robotique avancée). L’ES contribue également à la réputation des États où les découvertes ont été produites (Hazelkorn, 2013; Marginson, 2016; UNESCO, 2005).

Au cœur de la société du savoir, l’ES représente des investissements mondiaux de 1 900 milliards de dollars (Kim, 2017); au Canada, les revenus totaux des établissements d’ES dépassent les 38,7 milliards (Statistique Canada, 2020). Ces investissements servent à soutenir les missions de l’ES, qui contribuent directement à la société du savoir par ses activités : enseignement et apprentissage; recherche et innovation; service aux collectivités (Kerr, 1963). Or, malgré la multiplication des rapports et des avis du Conseil supérieur de l’éducation, des rapports et des analyses faits pour le gouvernement (Bissonnette et Porter, 2013; Corbo, 2013, 2017) et des recommandations découlant du chantier sur l’université du futur (Quirion, Bergeron, Corbo et al., 2021), notre connaissance des conditions dans lesquelles s’accomplissent ces missions demeure limitée.

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
section icon Date : 12 mai 2022

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