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Flore Tanguay-Hébert : UQAM - Université du Québec à Montréal
Le projet OSIRISQ, financé par le programme Odyssée du RQM, développe des outils intégrant la modélisation des inondations dans l’estuaire fluvial et la communication des risques associés pour appuyer les politiques publiques d’aménagement du territoire et d’interventions de sécurité publique. Cette présentation porte sur le volet communicationnel de ce projet qui visait à 1) documenter les besoins des communautés riveraines en prévision de la diffusion des nouvelles cartes pour assurer leur bonne compréhension et acceptation à terme et pour limiter les impacts négatifs sur le bien-être et la qualité du tissu social et à 2) identifier des ressources en communication pour accompagner les populations lors de ces changements. Une revue narrative de la littérature scientifique et grise sur les enjeux et bonnes pratiques en matière de communication du risque liés aux inondations et une consultation auprès de 25 acteurs-clés sur la perception du risque, les forces et défis des milieux, les modes de communication à privilégier et les acteurs à mobiliser ont été réalisées en 2020-2021. Les résultats font état d’enjeux de compréhension par la population des données et outils cartographiques décrivant le risque et de pratiques prometteuses telle la coordination des efforts de communication avec des organisations ayant déjà un contact privilégié avec la population et la clarification des rôles et responsabilités dans tout le processus de gestion des risques.
DES RISQUES NATURELS SOUS-ESTIMÉS?
Le Québec, à l’instar d’autres régions du monde, fait face à un défi sans cesse croissant, celui de pertes économiques, et quelquefois de vies humaines, engendrées par des catastrophes naturelles. Pour les seules inondations, le gouvernement du Québec a instauré par décret en 2019 une zone d’intervention spéciale (ZIS) qui impose un moratoire sur la construction de bâtiments et sur la reconstruction de ceux qui ont été détruits par une inondation. Cela pose toute la difficulté d’appliquer une réglementation qu’il faudra, par ailleurs, parfaire. La multiplication des cartographies de zones inondables, par de nombreux acteurs, n’aide pas à convaincre. Elle montre surtout les limites d’une approche probabiliste sur les périodes de retour d’événements extrêmes.
Les changements climatiques vont exacerber d’autres risques, quelque peu sous-estimés. Les vagues de chaleur et les incendies de forêt constitueront les nouveaux défis pour les années à venir. Il est important de réviser les modèles de prévision, par rapport à ces risques, et de mettre en place des politiques de prévention et d’intervention rigoureuses.
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