Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Nassera Touati : École nationale d'administration publique
En dépassant la notion de paradigme, qui ne permet pas de saisir comment l’action publique s’opérationnalise, nos travaux visent à comprendre comment les processus de gouvernance multi-niveaux favorisent le développement d’une action collective cohérente, permettant de relever les défis de la mobilité durable. Toutes les études empiriques montrent que le développement d’une action collective locale pour favoriser la mobilité durable est un processus complexe, nécessitant la convergence des intérêts et actions de différents acteurs agissant à différentes échelles d’action et dans différents secteurs de la société et de l’action publique, d’où l’importance des processus de gouvernance multi-niveaux. Une telle étude nous permettra
notamment de mieux saisir comment l’État, à travers la mobilisation contextualisée de différents instruments plus ou moins coercitifs, joue un rôle stratégique au niveau de la lutte contre le réchauffement climatique.
Questions de recherche 1) comment émergent les processus de gouvernance multi-niveaux ? 2)
Comment ces processus favorisent ils une cohérence de l’action collective ? Comment le contexte influence-t-il ces processus ?
Méthodes : nous adoptons une approche d’analyse processuelle, basée notamment sur la
théorie de l’acteur réseau (Callon, 1986). Notre analyse s’appuie sur deux études de cas
qualitatives correspondant à deux expériences municipales qualifiées de « succès.
Dans un contexte d’urgences écologique et climatique, ce colloque vise à interroger de manière pluridisciplinaire les nouveaux agencements de l’action publique, l’évolution de ses modes d’instauration collective et les perspectives expérimentées. Il s’agit d’examiner ces gouvernances de l’action publique du point de vue des ruptures réelles qu’elles incarnent, mais aussi en considérant les problématiques et les controverses qui les accompagnent. Quels sont donc ces agencements à partir desquels s’instaurent potentiellement de nouvelles configurations sociopolitiques et sociocognitives? Il s’agit plus précisément d’appréhender cette question en mettant en dialogue des recherches touchant à une diversité de défis écologiques et d’impacts climatiques (enjeux de résilience et d’adaptation, déplacement des populations, impacts sanitaires, modèles agricoles, mondes urbains, problématiques des pollutions, préservation de la biodiversité, par exemple). Nous invitons les chercheurs/chercheuses, étudiants/étudiantes et représentants/représentantes des milieux de pratique à participer à ce colloque en proposant une communication orale. Cet appel à communications est ouvert à toutes les approches et disciplines qui s’intéressent à la question (sciences politiques, sciences de l’information et de la communication, sciences de la gestion et du management, sciences environnementales, sociologie des sciences, géographie, aménagement et urbanisme, etc.). La nature des propositions attendues peut varier (recension des écrits, résultats préliminaires, recherche originale) et les communications en partenariat avec les parties prenantes sont encouragées.
Les propositions doivent s’inscrire dans l’un des quatre axes suivants (voir l’appel détaillé) :
Titre du colloque :
Thème du colloque :