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Des environnements numériques aux environnements capacitants : une expérience d’enseignement-apprentissage renouvelée

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Didier Paquelin : Université Laval

Résumé de la communication

L'objectif de cette communication est de proposer, à partir d’une diversité de constats issus de la période pandémique présente et passée, des repères pour le futur de l’enseignement post-secondaire. L’instabilité et l’incertitude vécues conduisent à revisiter les principes qui organisent les pratiques pédagogiques interrogeant notamment la fonction de la co-présence dans l’organisation des modalités pédagogiques et les dynamiques d’apprentissage. Comment dans ce contexte penser la valeur de la co-présence, comment donner des signes de présence à distance ou encore comment les temps de présence peuvent-ils contribuer à l’émancipation autonomisante des apprenants ? Le numérique est l’une des réponses, pour autant que les organisations développent une maturité suffisante pour proposer des environnements dont les affordances soutiennent l’agentivité des apprenants. Une réponse que nous inviterons à réfléchir dans une approche écologique construite sur les synergies entre le design pédagogique, le design spatial et le design numérique pour concevoir un environnement pédagogique capacitant qui renouvelle l’expérience d’enseignement et d’apprentissage. Sans doute que les prochains mois, les prochaines années seront l’occasion de multiples ajustements entre présence et distance pour dessiner la forme universitaire du futur.

Résumé du colloque

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la plupart des pays sont entrés dans ce que certains appellent la « société du savoir » (Bernatchez, 2014; UNESCO, 2005). L’enseignement supérieur (ES) est un pilier des sociétés du savoir, en ce sens qu’il est dépositaire des connaissances accumulées par l’humanité et assure une formation (tout au long de la vie) permettant aux citoyens de fonctionner dans leur société tout en produisant de nouvelles connaissances sur des enjeux complexes (comme la génétique, l’insécurité alimentaire, l’intelligence artificielle, la robotique avancée). L’ES contribue également à la réputation des États où les découvertes ont été produites (Hazelkorn, 2013; Marginson, 2016; UNESCO, 2005).

Au cœur de la société du savoir, l’ES représente des investissements mondiaux de 1 900 milliards de dollars (Kim, 2017); au Canada, les revenus totaux des établissements d’ES dépassent les 38,7 milliards (Statistique Canada, 2020). Ces investissements servent à soutenir les missions de l’ES, qui contribuent directement à la société du savoir par ses activités : enseignement et apprentissage; recherche et innovation; service aux collectivités (Kerr, 1963). Or, malgré la multiplication des rapports et des avis du Conseil supérieur de l’éducation, des rapports et des analyses faits pour le gouvernement (Bissonnette et Porter, 2013; Corbo, 2013, 2017) et des recommandations découlant du chantier sur l’université du futur (Quirion, Bergeron, Corbo et al., 2021), notre connaissance des conditions dans lesquelles s’accomplissent ces missions demeure limitée.

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
section icon Date : 12 mai 2022

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