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Stéphanie Collin : Université de Moncton
Au regard de la santé des francophones en contexte linguistique minoritaire, il serait faux d’affirmer que la programmation de notre équipe de recherche à l’Université de Moncton est demeurée fixe. Au fil du temps, nous en sommes venus à étudier les soins offerts dans la langue officielle de choix des patients, les actions posées par les professionnels et les gestionnaires en matière d’offre active ainsi que l’influence des dynamiques relationnelles entre les acteurs d’une organisation en réseau sur les services de santé en français. Nous présentons aujourd’hui les résultats d’une recherche qui avait pour objectif de comprendre l’émergence et l’adoption de pratiques innovantes au regard de l’amélioration de l’accès aux services et soins pour les communautés francophones vivant en contexte linguistique minoritaire. En nous appuyant sur un cas de figure au sein d’une région francophone rurale et éloignée du Nouveau-Brunswick, nous montrons que les pratiques innovantes sont ancrées dans les communautés, et donc, que le leadership entre le niveau local et central doit être partagé. Afin que les pratiques innovantes puissent faire leur chemin, nous avançons l’idée qu’une gouvernance collaborative est nécessaire. Les changements sociaux durables au sein des communautés francophones en contexte linguistique minoritaire s’inscriraient donc davantage dans le domaine des relations et de la confiance que de l’autorité.
La recherche sur la santé des communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM) a pris son essor grâce à la feuille de route du gouvernement fédéral qui, depuis 2003, a soutenu le domaine de la santé en allouant une partie des fonds à la recherche par le biais de Santé Canada, du CNFS et du CHSSN, et grâce au programme stratégique CLOSM des IRSC de 2004 à 2012.
L’objectif de ce colloque est de présenter un état des lieux des connaissances acquises au cours des 20 dernières années sur les enjeux de santé en contexte linguistique minoritaire. Une question principale a animé tant les chercheurs que les utilisateurs de connaissances et pointe vers la nécessité de comprendre et d’évaluer les impacts du fait linguistique minoritaire sur la santé des populations et sur la qualité ainsi que la sécurité des services. Quelques postulats de recherche en ressortent : l’appartenance à une CLOSM constitue un déterminant de la santé; la discordance linguistique entre les professionnels et les bénéficiaires constitue un déterminant de la qualité et de la sécurité des soins; l’insécurité linguistique nuit à la demande de services en langue officielle minoritaire; et l’offre active de services en langue officielle minoritaire constitue une politique d’équité.
Pour rendre compte de cet état des lieux de la recherche, la Chaire de recherche de l’Université d’Ottawa et de l’Institut du savoir Monfort sur la santé des francophones de l’Ontario lance un appel de propositions pour examiner cinq grands domaines de recherche : 1) lois linguistiques et santé; 2) états et déterminants de santé; 3) offre de services en langue officielle minoritaire, modèles de soins, accès, disponibilité, qualité et sécurité des soins; 4) ressources humaines, formation et pratiques professionnelles d’offre active; et 5) expérience des soins, des services et des barrières linguistiques des usagers.ères ou de certains sous-groupes (aînés, immigrants, etc.).
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