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Sharon Johnston : Université d'Ottawa
Lorsque les services ne sont pas disponibles dans la langue préférée d'un patient, la compréhension et la participation aux soins peuvent être compromises. Les systèmes d'information sur la santé ne tiennent jamais ou rarement compte de la discordance linguistique entre le prestataire et le patient lors de la rencontre de soins de santé.
Notre équipe de recherche a été financée par le MSSLD pour recueillir et relier aux bases de données administratives provinciales sur la santé de l'ICES des données sur l'expérience des patients concernant 40 000 patients adultes vivant dans l'est de l'Ontario. L'ensemble de données comprend les réponses des patients à trois questions d'enquête qui nous indiquent leur langue maternelle, leur langue de communication préférée lorsqu'ils reçoivent des soins de santé et s'ils ont perçu la langue comme un obstacle lors de leur plus récente rencontre avec un médecin. Les données de l'ICES comprennent l'auto-évaluation par les médecins de leur capacité à fournir des soins en français et des informations détaillées et complètes sur l'utilisation des soins de santé pour l'ensemble des 40 000 patients. Ces ensembles de données nous permettront de déterminer certains des facteurs personnels et systémiques qui désavantagent les Ontariens francophones et de mesurer l'effet de ces facteurs sur leur santé, l'utilisation des services de santé et le coût des soins.
La recherche sur la santé des communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM) a pris son essor grâce à la feuille de route du gouvernement fédéral qui, depuis 2003, a soutenu le domaine de la santé en allouant une partie des fonds à la recherche par le biais de Santé Canada, du CNFS et du CHSSN, et grâce au programme stratégique CLOSM des IRSC de 2004 à 2012.
L’objectif de ce colloque est de présenter un état des lieux des connaissances acquises au cours des 20 dernières années sur les enjeux de santé en contexte linguistique minoritaire. Une question principale a animé tant les chercheurs que les utilisateurs de connaissances et pointe vers la nécessité de comprendre et d’évaluer les impacts du fait linguistique minoritaire sur la santé des populations et sur la qualité ainsi que la sécurité des services. Quelques postulats de recherche en ressortent : l’appartenance à une CLOSM constitue un déterminant de la santé; la discordance linguistique entre les professionnels et les bénéficiaires constitue un déterminant de la qualité et de la sécurité des soins; l’insécurité linguistique nuit à la demande de services en langue officielle minoritaire; et l’offre active de services en langue officielle minoritaire constitue une politique d’équité.
Pour rendre compte de cet état des lieux de la recherche, la Chaire de recherche de l’Université d’Ottawa et de l’Institut du savoir Monfort sur la santé des francophones de l’Ontario lance un appel de propositions pour examiner cinq grands domaines de recherche : 1) lois linguistiques et santé; 2) états et déterminants de santé; 3) offre de services en langue officielle minoritaire, modèles de soins, accès, disponibilité, qualité et sécurité des soins; 4) ressources humaines, formation et pratiques professionnelles d’offre active; et 5) expérience des soins, des services et des barrières linguistiques des usagers.ères ou de certains sous-groupes (aînés, immigrants, etc.).
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