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Entreprises et leadership climatique de deuxième ordre

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Antoine Verret-Hamelin : Université Laval

Résumé de la communication

La lutte aux changements climatiques exigera certaines formes de leadership de la part d’acteurs variés. Cet article offre une nouvelle conceptualisation du leadership climatique et environnemental des entreprises privées. Nous commençons par présenter le leadership éthique et la responsabilité sociale des entreprises tels qu’ils sont traditionnellement conçus, pour ensuite montrer leur insuffisance : le fait de « montrer l’exemple » en adoptant des pratiques moralement désirables ne peut suffire quand les entreprises sont coincées dans des « problèmes d’action collective ». Pour pallier cette insuffisance, nous développons la notion de leadership éthique de deuxième ordre, caractérisant l’attitude visant à modifier le contexte structurel de manière à faciliter, pour toutes les entreprises concernées, le respect d’exigences de premier ordre. Enfin, nous appliquons cette notion au cas spécifique du leadership climatique et environnemental que pourraient exercer les entreprises privées.

Résumé du colloque

Afin de faire écho au thème du 89e Congrès de l’Acfas, intitulé Sciences, innovations, sociétés, la Société de philosophie du Québec invite ses membres à réfléchir à la complexité et à la richesse des rapports (passés, présents et futurs) entre science, philosophie et société.

Érigées en champs de recherche autonomes, la philosophie et la science se sont développées de concert, nouant à chaque époque des rapports singuliers mais aussi changeants. Dans l’Antiquité, la philosophie s’institue en rupture avec l’opinion et coïncide avec la science en tant que quête de la vérité. À l’époque moderne, l’expression philosophie naturelle évoque encore l’idée selon laquelle la science et la philosophie relèvent d’une même entreprise intellectuelle.

Du tronc commun auquel elles appartenaient jusqu’alors, la physique, la chimie, la biologie et la psychologie s’autonomisent entre le 17e et le 19e siècle. Au 20e siècle, la phénoménologie et la philosophie analytique vont s’engager dans des voies qui opposeront frontalement science et philosophie. Néanmoins, dans le sillage du retour du naturalisme, les rapports entre la philosophie et les sciences empiriques seront une fois de plus appelés à se réinventer. Parfois envisagées comme étant « sur le même bateau », la science et la philosophie ont connu un nouveau rapprochement qui déboucha plus récemment sur l’idée d’une « philosophie expérimentale ».

Alors que la science est appelée à servir de fondement à la décision politique, réfléchir aux configurations qu’ont connues la science et la philosophie dans l’histoire de la pensée philosophique conduit à interroger de nouveau le rôle de la philosophie dans la science et dans la société plus largement. Comment et par quelles voies la philosophie peut-elle contribuer à la science? Inversement, qu’est-ce que la science peut amener à la philosophie, et comment décrire cet apport? Et comment ce dialogue pourrait-il enrichir la contribution de la philosophie aux grands débats de société?

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
news icon Thème du colloque :
Science, philosophie, société
section icon Date : 12 mai 2022

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Titre du colloque :

Science, philosophie, société

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Thème du colloque :

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