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Alexandra Kack : Université de Montréal
Puisque la production de cortisol mène à une altération des comportements et des performances à court et long terme, et que les parasites peuvent être considérés comme une source de stress chez leurs hôtes vertébrés, je m’intéresse aux relations entre la charge parasitaire et les réponses à un stress en me concentrant sur le modèle du crapet-soleil infecté par la maladie du point noir. J’entends donc étudier les relations entre les réponses en cortisol, hormone endocrine agissant comme un agent initiateur de plusieurs réponses physiologiques associés au stress et un gradient observable d’intensité parasitaire (nombre de parasites par hôte). À l’été 2021, j’ai procédé à mon échantillonnage de terrain où j’ai capturé une centaine de poissons dans un lac d’eau douce des Laurentides présentant un gradient d’infection parasitaire. J’ai créé des groupes d’études qui recevaient, ou non, un stress aigu unique ou répété et j’ai récolté des échantillons de plasma que j’ai analysé à l’aide de radioimmunoassays (RIA). Ces études permettront une meilleure compréhension des relations parasites-hôtes dans un contexte où la prévalence de certains parasites augmente avec les changements climatiques.
Les ressources aquatiques au Québec, qui regroupent autant les animaux et les plantes retrouvés à l’état sauvage que ceux produits par les activités aquacoles, sont confrontées à des enjeux multidisciplinaires et intersectoriels. Dans un contexte d’autosuffisance alimentaire et d’exploitation industrielle, les ressources aquatiques se trouvent sous pression. Cela entraîne divers problèmes autant sur les plans biologique, environnemental, social, culturel et politique, en plus de représenter des défis pour leur gestion dans un contexte de développement durable.
Les ressources aquatiques québécoises sont diversifiées par leur nature, selon leur emplacement géographique et les communautés qui les exploitent ou en font la gestion. Cette pluralité impose que la recherche faite dans ce secteur soit capable de répondre à des questions diverses et complexes autant à l’échelle fondamentale que dans le développement et la mise en place de solutions concrètes. Cette recherche doit couvrir tous les aspects socioéconomiques soutenant la souveraineté alimentaire et la gouvernance transformative en lien avec les ressources aquatiques. Cette recherche porte, entre autres, dans le domaine de l’aquaculture sur la santé et la nutrition animale, la sélection des souches mieux adaptées aux changements climatiques grâce à la génomique et au développement de systèmes de production optimisant la capacité de support environnemental. Cette recherche porte aussi sur des thèmes liés aux pêches commerciales, sportives et de subsistance tels que la définition de la structure des stocks, leur production incluant les mécanismes contrôlant le recrutement, et les besoins et conséquences des ensemencements. Finalement, cette recherche explore aussi l’écophysiologie, l’holobionte, les sciences omiques, l’évolution, l’écologie et la chimie, mais aussi les changements climatiques, la sécurité alimentaire, la commercialisation de ces ressources, la valorisation des sous-produits et la qualité du milieu.
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