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Étudier le bien-être au travail chez les enseignant·e·s sans évacuer sa complexité : pistes de réflexion conceptuelles et méthodologiques

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Caterina Mamprin : Université de Moncton

Résumé de la communication

Une croissance du nombre de recherches menées sur la thématique du bien-être au travail (BET) chez les enseignant·e·s peut être observée depuis le début des années 2000 (Rusk et al., 2013) et celle-ci est désormais alimentée par le contexte pandémique. Alors qu’un travail de délimitation conceptuelle a été engagé par certains chercheur·euse·s en psychologie positive, le terme « bien-être » demeure polysémique et il est associé à des conceptions aussi équivoques qu’abondantes. Dans une perspective systémique qui s’appuie sur une proposition bipartite, où le « fardeau » du bien-être n’incombe pas seulement au travailleur·euse (Oades et Dulagil, 2017), mais aussi où l’étude du BET doit s’appuyer sur le contexte où évoluent les individus (Gilbert et al., 2011), nous proposerons des pistes de réflexion conceptuelles et méthodologiques afin de mieux cerner le BET chez les enseignant·e·s. En prenant appui sur des éléments issus de deux de nos recherches (qualitative et quantitative) qui abordent le BET dans une perspective alliant l’hédonisme et l’eudémonisme, mais surtout en examinant les modèles présents dans la littérature, nous discuterons, entre autres, des relations sociales, des perspectives d’avancement professionnel, mais aussi des rôles assumés par les enseignant·e·s au quotidien. La prise en considération de ces aspects, en plus de varier selon les perspectives théoriques, contribue à éloigner le concept de BET chez les enseignant·e·s des définitions plus « génériques ».

Résumé du colloque

La santé mentale et le bien-être sont devenus des préoccupations sociales et politiques majeures durant la pandémie de COVID-19 au Québec. Certes, cette crise sanitaire a mis à l’épreuve la santé mentale de l’ensemble de la population, mais on s’est inquiété particulièrement de celles et ceux qui sont en première ligne pour occuper des fonctions sociales essentielles, notamment les personnels de la santé et des milieux scolaires. À titre d’exemple, une étude publiée récemment révèle que de 29 % à 40 % des enseignant-e-s ressentent au moins une fois par semaine des sentiments d’épuisement émotionnel (Tardif et al., 2021), alors que cette proportion se situait autour de 20 % il y a 10 ans (Houlford et Sauvé, 2010). Durant la période de la pandémie, en janvier 2021, le Conseil supérieur de l’éducation a émis un avis sur la santé mentale à l’école et le ministère de l’Éducation a même organisé un vaste symposium sur la question. Bien que la préoccupation sociale et politique ait émergé de manière relativement récente, de nombreux travaux se sont attardés à la santé mentale au travail en milieu d’éducation au Québec, et ce, depuis longtemps (p. ex., Carpentier-Roy et Pharand, 1992). Ce colloque a pour but de réunir les chercheurs et chercheuses travaillant sur cette question avec une diversité d’approches théoriques et méthodologiques afin de faire un état des lieux des connaissances scientifiques disponibles sur la santé mentale et le bien-être au travail des personnels scolaires au Québec et sur les manières de prévenir les problèmes en la matière. Prenant pour prémisse l’interdépendance des personnels scolaires dans l’organisation du travail, et pour embrasser la complexité de cette problématique, le colloque s’intéresse à la situation de chacune des catégories professionnelles œuvrant dans les écoles, à savoir les enseignant-e-s, évidemment, mais aussi les professionnels non enseignants, les personnels de soutien et les directions d’établissement.

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
section icon Date : 12 mai 2022

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