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Houda Senhaji Mouhri : Université Hassan II de Casablanca
Le contexte actuel de la pandémie de COVID-19, qui s’accompagne de défis, de souffrances humaines et de troubles économiques dans le monde entier, s’est caractérisé par la croissance des crimes financiers causant des dommages économiques et sociaux étendus, notamment celui du blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme.
Ce phénomène est régi par un cadre législatif et réglementaire qui se base principalement sur les recommandations du GAFI qui demeurent le cadre normatif de référence pour l’implémentation efficace des mesures de prévention, de détection et d’atténuation des risques de BC/FT.
Dans le cadre de ce travail, on cherchera à répondre à la problématique suivante : L’instauration d’une approche de contrôle basée sur les risques LBC/FT est-elle suffisante pour la lutte contre ce phénomène ? L’objectif de notre travail est d’analyser les répercussions durables du blanchiment d’argent et du financement du terrorisme sur le management et identifier les lacunes et vulnérabilités à combler pour renforcer le dispositif de lutte contre ce crime financier.
Récemment, une attention accrue de la recherche a été orientée vers la gestion des risques, guidée par une complexité croissante du monde des affaires et un objectif de promouvoir la transparence et améliorer la qualité de la divulgation. D’une attitude défensive face au risque considéré comme situation à réduire ou à éviter, les entreprises en sont venues de plus en plus à reconnaître le côté opportuniste et le potentiel de création de valeur du risque. Comme exemple, la fonction de surveillance des risques des conseils d’administration, en tant que mécanisme central de la gouvernance d’entreprise, n’a jamais été aussi critique et difficile qu’elle ne l’est aujourd’hui. Les risques que les entreprises rencontrent deviennent de plus en plus complexes, interconnectés et éventuellement plus dévastateurs que jamais. L’économie mondiale a augmenté à la fois l’interdépendance des organisations et l’interdépendance des risques qui dépassent souvent les limites et les frontières (PricewaterhouseCoopers, 2009).
Les instances de gouvernance des diverses organisations réévaluent leurs stratégies pour répondre à ces défis. La gestion des risques est apparue comme un facteur clé de succès et une priorité pour les entreprises. Le système de gouvernance d’entreprise et en particulier le conseil d’administration jouent un rôle central dans la réduction de l’asymétrie d’information, la planification des stratégies, la gestion des risques et de facto l’augmentation de la valeur de l’entreprise.
Dans ce contexte, l’objectif de ce colloque est de lier ces deux domaines de recherche en passant en revue la littérature sur la gouvernance et la gestion des risques ainsi que l’interrelation entre les deux. Le but est de connaître l’état de l’art dans ce domaine, d’exposer les fondements et les modèles théoriques et empiriques qui soutiennent l’interaction entre la gouvernance et la gestion des risques, de proposer ainsi de nouvelles pistes de réflexion et de recherche empirique.
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