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Gabriel Boutros : University of Alberta
On parle plus que jamais de santé mentale et de stratégies d'adaptation. La culture est un facteur majeur qui influence la façon dont les gens perçoivent et gèrent le stress (Kuo, 2011). Des études antérieures montrent que les personnes issues de cultures collectives utilisent l'évitement ou l'adaptation axée sur les émotions tandis que celles de cultures individualistes utilisent l'adaptation axée sur la résolution de problèmes (Chun et al., 2006). Notre étude examine les stratégies d'adaptation et la gestion du stress chez les individus d’une communauté culturellement diversifiée – les francophones en Alberta. Nous avons mené un sondage en ligne dans lequel 338 francophones ont répondu à une série de questions démographiques, l'échelle d'individualisme-collectivisme (Triandis et al., 1998), l'échelle de stress perçu (Lazarus & Folkman, 1984), et le bref inventaire des stratégies d’adaptation (Muller et al., 2003). Nos analyses préliminaires montrent que le contexte à l’origine du stress a influencé les stratégies utilisées. Quelle que soit la culture de la personne, les stratégies sont similaires : Pour le stress lié aux problèmes familiaux et aux milieux sociaux les personnes appliquent des stratégies d’évitement axée sur les émotions, mais pour le stress lié aux problèmes médicaux, à l'éducation et au travail, ils appliquent surtout des stratégies axées sur les problèmes.
La recherche sur la santé des communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM) a pris son essor grâce à la feuille de route du gouvernement fédéral qui, depuis 2003, a soutenu le domaine de la santé en allouant une partie des fonds à la recherche par le biais de Santé Canada, du CNFS et du CHSSN, et grâce au programme stratégique CLOSM des IRSC de 2004 à 2012.
L’objectif de ce colloque est de présenter un état des lieux des connaissances acquises au cours des 20 dernières années sur les enjeux de santé en contexte linguistique minoritaire. Une question principale a animé tant les chercheurs que les utilisateurs de connaissances et pointe vers la nécessité de comprendre et d’évaluer les impacts du fait linguistique minoritaire sur la santé des populations et sur la qualité ainsi que la sécurité des services. Quelques postulats de recherche en ressortent : l’appartenance à une CLOSM constitue un déterminant de la santé; la discordance linguistique entre les professionnels et les bénéficiaires constitue un déterminant de la qualité et de la sécurité des soins; l’insécurité linguistique nuit à la demande de services en langue officielle minoritaire; et l’offre active de services en langue officielle minoritaire constitue une politique d’équité.
Pour rendre compte de cet état des lieux de la recherche, la Chaire de recherche de l’Université d’Ottawa et de l’Institut du savoir Monfort sur la santé des francophones de l’Ontario lance un appel de propositions pour examiner cinq grands domaines de recherche : 1) lois linguistiques et santé; 2) états et déterminants de santé; 3) offre de services en langue officielle minoritaire, modèles de soins, accès, disponibilité, qualité et sécurité des soins; 4) ressources humaines, formation et pratiques professionnelles d’offre active; et 5) expérience des soins, des services et des barrières linguistiques des usagers.ères ou de certains sous-groupes (aînés, immigrants, etc.).
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