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Boubacr Baidari : Université Abdou Moumouni
La gouvernance d’entreprise est considérée depuis fort longtemps comme un ensemble de mécanismes organisationnels permettant de protéger les intérêts des détenteurs des actions et d’anéantir les conflits d’intérêts avec les dirigeants (Berle et Means 1932). Cette vision actionnariale est de plus en plus remplacée, dans le cadre de la théorie de parties prenantes, par une vision plus partenariale. De récentes études menées par les artisans de cette théorie montrent que l’entrepreneur ne peut plus être considéré comme le seul ayant droit au sein de l’entreprise (Hniche et Boumaize 2014). C’est le cas, en particulier, dans les entreprises publiques qui ont pour vocation historique d’accomplir des missions d’intérêt général. En effet, ces entreprises interviennent encore dans des secteurs stratégiques et sensibles au développement économique et social de plusieurs pays.
Si le rôle des entreprises publiques est fondamental à la dynamisation de l’économie nigérienne et à l’amélioration des conditions de vie, leur système de gouvernance reste quant à lui difficile à cerner. C’est dans ce contexte que nous effectuons une étude exploratoire avec pour objectif d’analyser les mécanismes de gouvernance mis en place par ces entreprises pour satisfaire les parties prenantes notamment les usagers de services et les personnels qui y travaillent. Pour y arriver, une enquête quantitative est menée auprès de 24 entreprises publiques de secteurs d’activités différents.
Récemment, une attention accrue de la recherche a été orientée vers la gestion des risques, guidée par une complexité croissante du monde des affaires et un objectif de promouvoir la transparence et améliorer la qualité de la divulgation. D’une attitude défensive face au risque considéré comme situation à réduire ou à éviter, les entreprises en sont venues de plus en plus à reconnaître le côté opportuniste et le potentiel de création de valeur du risque. Comme exemple, la fonction de surveillance des risques des conseils d’administration, en tant que mécanisme central de la gouvernance d’entreprise, n’a jamais été aussi critique et difficile qu’elle ne l’est aujourd’hui. Les risques que les entreprises rencontrent deviennent de plus en plus complexes, interconnectés et éventuellement plus dévastateurs que jamais. L’économie mondiale a augmenté à la fois l’interdépendance des organisations et l’interdépendance des risques qui dépassent souvent les limites et les frontières (PricewaterhouseCoopers, 2009).
Les instances de gouvernance des diverses organisations réévaluent leurs stratégies pour répondre à ces défis. La gestion des risques est apparue comme un facteur clé de succès et une priorité pour les entreprises. Le système de gouvernance d’entreprise et en particulier le conseil d’administration jouent un rôle central dans la réduction de l’asymétrie d’information, la planification des stratégies, la gestion des risques et de facto l’augmentation de la valeur de l’entreprise.
Dans ce contexte, l’objectif de ce colloque est de lier ces deux domaines de recherche en passant en revue la littérature sur la gouvernance et la gestion des risques ainsi que l’interrelation entre les deux. Le but est de connaître l’état de l’art dans ce domaine, d’exposer les fondements et les modèles théoriques et empiriques qui soutiennent l’interaction entre la gouvernance et la gestion des risques, de proposer ainsi de nouvelles pistes de réflexion et de recherche empirique.
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