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Impacts du COVID-19 sur les AGR des femmes ménagères dans la ville de Ndjamena : les vendeuses de poissons frais

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Médard Ndoutorlengar : Université de Sarh

Résumé de la communication

La population du Tchad est estimée à 15.833.116 de personnes. Cette population est composée de 8 133 409 hommes contre 7 699 707 de femmes soit respectivement 48,63% et 51,37%. Cette population est faiblement alphabétisée. Les hommes alphabétisés représentent 31, 3% contre 14% de femmes. Seule la moitié des femmes participent à la population active, contre 73 % des hommes. Cette moitié pratique en général des Activités Génératrice de Revenus (AGR) pour subvenir à ses besoins et de ses enfants. Parmi ces nombreuses AGR on compte le commerce de poissons frais que pratiquent de nombreuses femmes dans les différents marchés de Ndjamena. Mais l’avènement de la covid-19, avec ses nombreuses mesures barrière et particulièrement le confinement qu’elle a entrainé, a eu un impact considérable sur leur circuit de commercialisation.

A partir d’une méthodologie basée sur les enquêtes, les observations directes et ce travail analyse les impacts de la COVID-19 sur les AGR des femmes au Tchad à travers celles de marché de poissons.

Résumé du colloque

Contexte

Ce colloque se situe dans le cadre d’un projet de coopération internationale financé par le ministère des Relations internationales et de la Francophonie (MRIF) du Québec en partenariat avec l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) et l’Agence nationale d’appui au développement rural de Côte d’Ivoire (ANADER). Ce projet porte sur le renforcement des capacités des femmes rurales pour assurer la sécurité alimentaire à travers l’innovation sociale et technologique. Comme le relève un rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les femmes constituent la majorité des producteurs agricoles et produisent plus de la moitié des denrées cultivées dans le monde entier (FAO, 2021). De plus, dans de nombreuses régions du monde, les femmes sont responsables de l’alimentation de la famille. Elles assument ce rôle tout en faisant face à des obstacles qui se combinent pour sous-estimer leur contribution. Dans les pays en développement, les femmes ont un faible accès à la propriété foncière, aux financements agricoles et aux innovations technologiques, alors qu’elles sont responsables de plus de 70 % de la production vivrière (FAO, 2021). Différentes innovations agricoles sont mises en œuvre par les gouvernements des pays en développement afin d’assurer une agriculture durable et une sécurité alimentaire. Cependant, il y a très peu d’amélioration technique et la productivité ne s’améliore pas de manière significative. Par ailleurs, selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation mondiale du commerce (OMC), il existe un risque de « pénurie alimentaire » sur le marché mondial à cause des perturbations liées à la COVID-19 dans le commerce international et les chaînes d’approvisionnement alimentaire (Le Quotidien, 2020). Dans ce sens, le rapport de la FAO sur l’état de la sécurité alimentaire dans le monde de 2021 souligne la nécessité d’une réflexion plus approfondie sur la manière de mieux répondre à la situation mondiale de la sécurité alimentaire et de la nutrition.

Objectif du colloque

En s’inscrivant dans le contexte actuel de la pandémie de la COVID-19, ce colloque vise une meilleure compréhension des principaux moteurs des changements récents en matière de sécurité alimentaire et d’agriculture durable dans le but d’élaborer un corpus de connaissances qui permet d’accroître les capacités des femmes à assurer la sécurité alimentaire en contexte de COVID-19.

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
Discutant-e- de la session : Eliane Kouadio-Niagne
section icon Date : 12 mai 2022

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