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Marie-Claude Geoffroy : Université McGill
Depuis le début de la pandémie de COVID-19 en mars 2020 la santé mentale de nos jeunes est particulièrement mise à l'épreuve et des interventions pouvant réalistement être mise en place sont nécessaires. Cette communication orale poursuit deux objectifs. Le premier objectif vise à décrire les résultats d’études réalisées dans la province de Québec soit l’Étude Longitudinale du Développement des Enfants du Québec, les données de surveillance sur le suicide de l’Institut National en Santé Publique du Québec, de même que les données de visites aux urgences du CHU Sainte-Justine et le protocole d’une revue systématique de la littérature. Ces études évaluent les changements quant à la dépression, l’anxiété, les idées et les tentatives de suicide et l’utilisation des services de santé pour un problème de santé mentale, en comparant les niveaux pré-pandémique avec ceux pendant la pandémie. Le deuxième objectif est de décrire brièvement ‘École à Ciel Ouvert’, une intervention d’éducation en plein air axée sur la nature visant à alléger les problèmes de santé mentale chez les préadolescents. Pendant 12 semaines les élèves iront dans un parc près de l’école pour apprendre les mathématiques, les sciences, le français, mais aussi des stratégies favorisant le bien-être et la connexion avec la nature telles que la pleine conscience, la philosophie et les arts. L’efficacité d’École à Ciel Ouvert sera testée au moyen d’un essai randomisé contrôlé par grappe en 2023.
La pandémie de COVID-19 bouleverse nos vies ainsi que celles de nos enfants depuis mars 2020 au Québec. La fermeture des écoles et la perturbation des rythmes scolaires causées par la pandémie de COVID-19 auront des conséquences plus ou moins importantes selon la trajectoire scolaire et psychosociale antérieure des enfants et l’ampleur du stress personnel et familial vécu. Il existe vraisemblablement une variété de réactions au contexte de la pandémie chez les enfants. Par exemple, si la plupart des enfants n’avaient pas de difficultés scolaires et émotionnelles avant la pandémie et n’en auront probablement pas davantage à l’avenir, pour d’autres enfants, le ralentissement des rythmes scolaires a peut-être exacerbé des difficultés déjà existantes ou, bien au contraire, a eu des effets bénéfiques.
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