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Stéphanie Gravel : UQAC-Université du Québec à Chicoutimi
Cette étude vise à documenter les conséquences de l’arrêt des sports étudiants durant la saison 2020-2021 dû à la pandémie. En effet, des liens positifs ont été observés entre la participation sportive et la santé mentale (e.g. Brière et al., 2018), le développement de l’estime de soi (e.g. Coatsworth & Conroy, 2006) et le développement de compétences de vie (e.g. Kendellen & Camiré, 2019). Elle constitue également une importante source de motivation (e.g. Vallerand, 2007). L’échantillon est composé de 822 participants (488 garçons et 366 filles, M = 14,73 ans, ET = 1,21) inscrits dans des concentrations sportives de niveau secondaire. 59 % ont déclaré une perte de motivation durant la pandémie et 51,70 % ont trouvé difficile de ne pas pouvoir pratiquer leur sport. L'entraînement à domicile (45,86%) et le maintien de contacts avec leurs coéquipiers (45,30) ont été utilisés comme stratégies principales pour pallier l’arrêt. Globalement, les participants ont jugé satisfaisantes leurs stratégies (Likert 1 à 7, M = 4,63, ET = 1,625). 39,42 % ont l’impression que leur rendement scolaire a été négativement affecté. Finalement, les résultats quant à la détresse (Kessler; M = 4,63, ET = 1,625) et l’anxiété (GAD 7; M=1,8332, ET = 0,72189) sont modérés. Ainsi, la santé psychologique des participants a été affectée. Les stratégies utilisées semblent soutenir l’importance du sport et de ses bénéfices dans leur santé mentale.
La pratique d’un sport s’avère un moteur de développement positif, mais ce, à condition que l’intégrité et le bien-être des athlètes soient priorisés. Or, des témoignages d’athlètes et des appels à l’aide de certains milieux sportifs se multiplient pour dénoncer des problématiques de violence et les tabous entourant la santé mentale dans le sport. Ces constats des milieux convergent vers les résultats de recherches récentes, qui révèlent qu’une proportion importante d’athlètes a déjà subi une forme de violence ou vécu des symptômes d’un trouble de santé mentale au cours de leur parcours sportif. Ces problématiques seraient interreliées, puisque le fait de vivre de la violence en contexte sportif est associé à des problématiques de santé mentale. Des facteurs de risque uniques au contexte du sport, comme la pression de performance et la stigmatisation, représentent des barrières importantes à la mise en place d’un climat sécuritaire qui promeut une saine gestion de la santé mentale. Pour faire en sorte que le domaine sportif puisse offrir le meilleur contexte de développement possible, il importe d’unir les forces des acteur.rice.s clés des milieux sportifs et des chercheur.e.s, qui ont à cœur le bien-être psychologique et l’intégrité des athlètes.
Ce colloque vise à rassembler ces personnes clés afin d’échanger des points de vue sur : 1) l’état des connaissances scientifiques et pratiques sur la violence et la santé mentale en contexte sportif; 2) les apprentissages tirés des initiatives de partenariats existants entre des chercheur.e.s et des milieux sportifs; 3) le développement de nouveaux partenariats; et 4) la conception de nouvelles initiatives afin d’autonomiser les milieux sportifs à l’aide de données empiriques.
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