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Pascal-Olivier Boutin : UQAC-Université du Québec à Chicoutimi
Cette étude s’intéresse aux relations entre la santé psychologique des étudiants de concentrations sportives pendant la COVID-19 et la passion sportive (P) (Vallerand et al., 2003). Des liens positifs ont notamment été constatés entre la passion harmonieuse (PH) et les émotions positives (Mageau & Vallerand, 2007). La passion obsessive (PO) a notamment été associée à une plus grande anxiété (Vallerand & Verner-Filion, 2020). Il est donc possible que l’arrêt des sports-études ait eu des conséquences différentes selon le type de passion. L’échantillon est composé de 822 participants (488 garçons et 366 filles, M = 14,73 ans, ET = 1,21). Il comporte 131 NP et 605 P: 552 PH, 32 PO, et 21 P dont les 2 types de P sont équivalents (2P). Des différences significatives ont été observées entre la passion et l’anxiété (GAD-7), F(3,732)= 7,017 p<0,001: Tukey entre les PH (M=1.78) et les NP (M=2,06) (p<0,001), ainsi qu’entre le sentiment de détresse (Kessler) et la passion, F(3, 734)=8,592, p<0,001: Tukey entre les PH (M=2,11) et les NP (M=2,43) (p<0,001) et entre les PH et les 2P (M=2,63) (p=0,014). De façon cohérente avec la littérature (Vallerand & Verner-Filion, 2020), avoir une PH est associée à un moins grand impact négatif sur la santé mentale que ne pas en avoir. Cela a un impact sur le type de passion que nous voulons développer chez les jeunes sportifs.
La pratique d’un sport s’avère un moteur de développement positif, mais ce, à condition que l’intégrité et le bien-être des athlètes soient priorisés. Or, des témoignages d’athlètes et des appels à l’aide de certains milieux sportifs se multiplient pour dénoncer des problématiques de violence et les tabous entourant la santé mentale dans le sport. Ces constats des milieux convergent vers les résultats de recherches récentes, qui révèlent qu’une proportion importante d’athlètes a déjà subi une forme de violence ou vécu des symptômes d’un trouble de santé mentale au cours de leur parcours sportif. Ces problématiques seraient interreliées, puisque le fait de vivre de la violence en contexte sportif est associé à des problématiques de santé mentale. Des facteurs de risque uniques au contexte du sport, comme la pression de performance et la stigmatisation, représentent des barrières importantes à la mise en place d’un climat sécuritaire qui promeut une saine gestion de la santé mentale. Pour faire en sorte que le domaine sportif puisse offrir le meilleur contexte de développement possible, il importe d’unir les forces des acteur.rice.s clés des milieux sportifs et des chercheur.e.s, qui ont à cœur le bien-être psychologique et l’intégrité des athlètes.
Ce colloque vise à rassembler ces personnes clés afin d’échanger des points de vue sur : 1) l’état des connaissances scientifiques et pratiques sur la violence et la santé mentale en contexte sportif; 2) les apprentissages tirés des initiatives de partenariats existants entre des chercheur.e.s et des milieux sportifs; 3) le développement de nouveaux partenariats; et 4) la conception de nouvelles initiatives afin d’autonomiser les milieux sportifs à l’aide de données empiriques.
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