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Laura Dellazizzo : Université de Montréal
La schizophrénie résistante aux traitements (SRT) est l’un des troubles psychiatriques invalidant le plus la qualité de vie (QV). La QV subjective demeure une cible cruciale qui devrait être améliorée avec le traitement, car elle peut mener vers le rétablissement des patients. Pourtant, les interventions psychosociales recommandées montrent peu de preuve sur les mesures non symptomatiques comme la QV. Le traitement de la SRT peut donc être renforcé si, en plus du traitement des symptômes, l’accent thérapeutique est mis sur d’autres sphères importantes pour les patients. Avec les progrès technologiques, la Thérapie Avatar (TA) permet aux entendeurs de voix d’entrer en dialogue avec un avatar, animé par le thérapeute, qui représente leur voix la plus persécutrice. Ceci dans le but d’acquérir un meilleur contrôle sur les voix et de travailler l’estime de soi. Au-delà de la symptomatologie, les résultats des projets pilotes sur la TA ont montré des résultats significatifs sur la QV. Afin d’affiner les résultats quantitatifs trouvés, cet article a exploré les thèmes émergents d’une analyse de contenu découlant du discours spontané de 10 bons-répondeurs à la TA. L’impact de la thérapie sur les voix, les relations interpersonnelles, le bien-être psychologique et le mode de vie sont ressortis en tant que thèmes généraux. La TA met en évidence l’avenir des approches adaptées aux objectifs des patients qui intègrent plusieurs processus pertinents pour potentiellement bonifier leur QV.
Au printemps 2021, alors que les chiffres des infections et autres décès liés à la pandémie de COVID-19 au Québec semblent encourageants, environ 19 000 enfants et adultes figurent sur une liste d’attente de services en santé mentale dans le réseau public, soit près de 20 % de plus qu’en novembre (précédent), selon les plus récentes données du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS)1. Autant dire que les répercussions du virus sont multidimensionnelles, systémiques et plus profondes que l’on aurait pu penser. Le 2 novembre 2020, le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux du Québec, Lionel Carmant, annonçait un investissement de 100 M$ afin d’améliorer l’offre de soins et de services psychosociaux et en santé mentale pour la population, notamment par la diminution des listes d’attente2. Début 2020, alors que les premiers signes de la pandémie se manifestaient, Isabelle Ouellet-Morin et Stéphane Guay soulignaient l’urgence de faire état des outils numériques spécifiquement développés pour la santé mentale. À l’heure où la téléconsultation prenait un essor sans précédent, ils ne pouvaient pas mieux tomber. Le moment était venu d’aborder le sujet. Si le numérique n’est pas la panacée, il porte en lui des espoirs quant à l’amélioration de l’accès des soins et des services en santé mentale. Certes, il existe aujourd’hui une myriade d’applications mobiles en santé mentale, mais peu sont validées sur le plan de la recherche. Et c’est bien pour pallier cette carence que des équipes de chercheurs travaillent sans relâche afin de mettre au point des procédés efficaces tout en préservant la qualité de la relation humaine qui sied à n’importe quel soin. C’est cette volonté qui anime les conférencières et conférenciers pressentis.
1. https://www.ledevoir.com/societe/sante/600044/sante-mentale-la-liste-d-attente-s-allonge.
2. https://www.msss.gouv.qc.ca/ministere/salle-de-presse/communique-2418.
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