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Emmanuelle Soucy : UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
Depuis déjà plusieurs années, la maternelle 4 ans est présente au Québec (Dumais et Soucy, 2020), mais c’est seulement en 2013 que les premières classes de maternelle temps plein en milieu défavorisé ont été créées. Depuis 2020, tous les enfants de 4 ans, sans égard au milieu économique, peuvent désormais avoir accès à la maternelle 4 ans. Toutefois peu de recherches ont été menées à ce sujet, malgré qu’il s’agisse d’un changement important dans le système d’éducation au Québec. Cela est d’autant plus vrai en ce qui concerne les enfants issus de l’immigration (Dumais et Plessis-Bélair, 2017). Cette communication présentera les résultats d’une recherche menée dans quatre régions du Québec auprès d’enfants de 4 ans, n’ayant pas le français comme langue première, de leurs parents, de leurs enseignants et de tous les adultes (personnel scolaire) qui interviennent auprès d’eux. Il sera question des principaux leviers et défis présents à la maternelle 4 ans pour favoriser l’apprentissage du langage oral des enfants n’ayant pas le français comme langue première. Des observations participantes en classe ainsi que des entrevues semi-dirigées (63 au total) ont été menées. L’analyse de contenu a principalement été utilisée pour l’analyse des données (Bardin, 2013). La discussion porte sur les éléments à considérer pour diminuer les obstacles sur le parcours des élèves n’ayant pas le français comme langue première afin de leur offrir une éducation équitable.
Plusieurs changements se sont produits sur le plan démographique ces dernières années, notamment en ce qui a trait à la diversité ethnoculturelle et linguistique grandissante (MEES, 2020). Parallèlement, les milieux éducatifs en petite enfance, à l’éducation préscolaire et au primaire ont reçu en nombre croissant une population immigrante aux origines ethnoculturelles et linguistiques diversifiées (Boily et Bissonnette, 2019; Dumais et Soucy, 2019; Guay et al., 2018; MEES, 2020). Or, certains de ces enfants et élèves peuvent faire face à des obstacles sur leur parcours éducatif, entre autres en raison de l’écart entre leur réalité, leur vécu et les expériences éducatives offertes (Curenton et al., 2019; Gay, 2002b) dans les milieux éducatifs du pays d’accueil. La visée de dispenser une éducation équitable et de qualité qui prend en compte la diversité ethnoculturelle et linguistique souscrit à l’importance de réfléchir sur l’offre de pratiques culturellement sensibles (Gay, 2002a; Spanierman et al., 2011) et équitables (Curenton et al., 2019; Donwer et al., 2012; Wright, 2011). De plus, des défis présents dans les milieux liés à l’acceptation de l’autre dans ses différences et aux exclusions possibles (Archambault et al., 2018; Dhume, 2019) invitent à réfléchir quant aux compétences à mettre en œuvre telles que celles émotionnelles, essentielles au vivre-ensemble (Dieumegard, 2018; Pham Quang, 2017), et à certaines formes d’éducation dont celle citoyenne (Deardorff et al., 2018) et celle liée à l’empathie (Gordon, 2015). Dans le cadre d’une discussion interdisciplinaire, ce colloque tente de répondre aux questions suivantes : quels sont les défis actuels associés au vivre-ensemble et à l’offre d’une éducation inclusive et équitable dans les milieux éducatifs de diversité ethnoculturelle, linguistique ou autres? Quels contextes éducatifs (approches et programmes) offrir? Quelles compétences sont nécessaires et quels partenariats établir pour offrir des contextes éducatifs inclusifs?
OBJECTIFS :
1) Offrir aux acteurs du milieu de l’éducation un espace pour s’entretenir sur les défis actuels associés : a) au vivre-ensemble et aux obstacles possibles; et b) à l’offre d’une éducation inclusive équitable dans les milieux éducatifs à la petite enfance, à l’éducation préscolaire et au primaire, présentant une diversité ethnoculturelle, linguistique ou autres.
2) Examiner les constats des recherches portant sur les approches pédagogiques, les programmes éducatifs, les compétences à mettre en œuvre et les leviers qui peuvent favoriser une éducation inclusive équitable.
3) Porter un regard sur les initiatives inspirantes réalisées par les gens du milieu pour offrir un contexte éducatif favorisant l’inclusion.
4) Établir des partenariats entre les acteurs du milieu, notamment les chercheurs, les praticiens et les décideurs afin de mener d’éventuelles recherches collaboratives pour faire émerger de nouvelles connaissances.
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