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Le numérique au service de la santé mentale

SG

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Stéphane Guay : Université de Montréal

Résumé de la communication

La pandémie COVID-19 a mis en lumière toute la pertinence d’utiliser des moyens numériques afin de pouvoir offrir des soins de santé mentale. Toutefois, c’est depuis 2014 que la Commission de la santé mentale du Canada souligne le potentiel de la technologie pour améliorer la prestation des services de santé mentale. Rappelons-nous qu’avant la pandémie, plusieurs facteurs empêchaient déjà plusieurs personnes aux prises avec un trouble mental, ou à risque de l’être, d’accéder à des soins adaptés à leurs besoins. Pour plus de 50% d’entre elles, l’accès à des soins déployés de façon traditionnelle s’avérerait complexe dû à un accès limité ou par crainte d’être stigmatisée. Représentant, à différents degrés, une façon de contourner ces obstacles, de plus en plus d’options numériques sont maintenant disponibles à des fins de prévention ou de traitement en santé mentale, y compris les interventions effectuées par vidéoconférence, sur des sites/plateformes Web ou par le biais d’applications de santé pouvant être utilisées sur téléphone mobile ou tablette, pour ne nommer que celles-là. Le présent colloque sur le numérique au service de la santé mentale découle d’un collectif publié dans un numéro spécial de la revue Santé mentale au Québec à l’automne 2021 et représente un effort collectif de nombreux auteurs visant mettre en lumière le potentiel de diverses formes d’outils numériques pour la recherche, la prévention, le traitement, le rétablissement et la formation en santé mentale.

Résumé du colloque

Au printemps 2021, alors que les chiffres des infections et autres décès liés à la pandémie de COVID-19 au Québec semblent encourageants, environ 19 000 enfants et adultes figurent sur une liste d’attente de services en santé mentale dans le réseau public, soit près de 20 % de plus qu’en novembre (précédent), selon les plus récentes données du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS)1. Autant dire que les répercussions du virus sont multidimensionnelles, systémiques et plus profondes que l’on aurait pu penser. Le 2 novembre 2020, le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux du Québec, Lionel Carmant, annonçait un investissement de 100 M$ afin d’améliorer l’offre de soins et de services psychosociaux et en santé mentale pour la population, notamment par la diminution des listes d’attente2. Début 2020, alors que les premiers signes de la pandémie se manifestaient, Isabelle Ouellet-Morin et Stéphane Guay soulignaient l’urgence de faire état des outils numériques spécifiquement développés pour la santé mentale. À l’heure où la téléconsultation prenait un essor sans précédent, ils ne pouvaient pas mieux tomber. Le moment était venu d’aborder le sujet. Si le numérique n’est pas la panacée, il porte en lui des espoirs quant à l’amélioration de l’accès des soins et des services en santé mentale. Certes, il existe aujourd’hui une myriade d’applications mobiles en santé mentale, mais peu sont validées sur le plan de la recherche. Et c’est bien pour pallier cette carence que des équipes de chercheurs travaillent sans relâche afin de mettre au point des procédés efficaces tout en préservant la qualité de la relation humaine qui sied à n’importe quel soin. C’est cette volonté qui anime les conférencières et conférenciers pressentis.

1. https://www.ledevoir.com/societe/sante/600044/sante-mentale-la-liste-d-attente-s-allonge.

2. https://www.msss.gouv.qc.ca/ministere/salle-de-presse/communique-2418.

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
section icon Date : 12 mai 2022

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