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Rejean Tremblay : UQAR - Université du Québec à Rimouski
La mariculture au Québec est orientée autour des bivalves comme la moule et l’huître. Ce type d’élevage offre un caractère durable, car qu'il ne dépend pas de l'alimentation sur moulée, mais de la matière organique présente dans la colonne d’eau. Les bivalves remplissent donc d'importantes fonctions écosystémiques pour les habitats côtiers. En filtrant le phytoplancton et en accumulant de l'azote et du phosphore, ils éliminent les nutriments du milieu ambiant. De plus, l'aquaculture des bivalves offre une structure d'habitat supplémentaire et une stabilisation du rivage en plus des revenus locaux aux communautés riveraines. Le rôle des bivalves sur la séquestration du carbone reste encore incertain, mais nos recherches récentes démontrent le potentiel extractif des bivalves dans nos systèmes côtiers. Malgré le volet durable de cette activité de production animale, l’aquaculture des bivalves se développe toutefois à un taux de croissance annuel mondial plus faible (3.5%) que celui des poissons (5.7%) ou des crustacés (9.9%), qui eux nécessite l’apport de moulée. Ainsi, à mesure que l'industrie aquacole continue à se développer, sa contribution à la performance économique, sociale et environnementale peut varier en fonction de la diversité des productions pour répondre aux besoins des consommateurs. Cette présentation suggérera des moyens que peut utiliser l’industrie pour continuer son développement dans le système du Saint-Laurent.
Les ressources aquatiques au Québec, qui regroupent autant les animaux et les plantes retrouvés à l’état sauvage que ceux produits par les activités aquacoles, sont confrontées à des enjeux multidisciplinaires et intersectoriels. Dans un contexte d’autosuffisance alimentaire et d’exploitation industrielle, les ressources aquatiques se trouvent sous pression. Cela entraîne divers problèmes autant sur les plans biologique, environnemental, social, culturel et politique, en plus de représenter des défis pour leur gestion dans un contexte de développement durable.
Les ressources aquatiques québécoises sont diversifiées par leur nature, selon leur emplacement géographique et les communautés qui les exploitent ou en font la gestion. Cette pluralité impose que la recherche faite dans ce secteur soit capable de répondre à des questions diverses et complexes autant à l’échelle fondamentale que dans le développement et la mise en place de solutions concrètes. Cette recherche doit couvrir tous les aspects socioéconomiques soutenant la souveraineté alimentaire et la gouvernance transformative en lien avec les ressources aquatiques. Cette recherche porte, entre autres, dans le domaine de l’aquaculture sur la santé et la nutrition animale, la sélection des souches mieux adaptées aux changements climatiques grâce à la génomique et au développement de systèmes de production optimisant la capacité de support environnemental. Cette recherche porte aussi sur des thèmes liés aux pêches commerciales, sportives et de subsistance tels que la définition de la structure des stocks, leur production incluant les mécanismes contrôlant le recrutement, et les besoins et conséquences des ensemencements. Finalement, cette recherche explore aussi l’écophysiologie, l’holobionte, les sciences omiques, l’évolution, l’écologie et la chimie, mais aussi les changements climatiques, la sécurité alimentaire, la commercialisation de ces ressources, la valorisation des sous-produits et la qualité du milieu.
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