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L’écofiscalité : une solution à trois problèmes ?

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Alexis Ouellet-Simard : Université d'Ottawa

Résumé de la communication

Les liens étroits et avérés entre inégalités économiques et inégalités environnementales (Chancel, 2017) nous amènent à considérer leur réduction d’une manière conjointe. En prenant au sérieux la situation environnementale précaire dans laquelle nous vivons, la réduction de ces inégalités ne devrait pas être faite aux dépens de l’environnement. Dans le cadre de cette présentation, nous défendrons l’idée qu’une écofiscalité soigneusement élaborée pourrait être un outil privilégié contribuant à la justice socioéconomique et environnementale en réduisant à la fois les inégalités de richesses, les inégalités environnementales et les émissions totales de pollution. Nous expliquerons le défi majeur que constitue le fait de ne pas sacrifier un de ces objectifs aux dépens des autres. Par ailleurs, nous justifierons le recours à l’écofiscalité en soulignant que la situation actuelle est injuste, car elle permet à certains de consommer en imposant une partie des coûts environnementaux à l’ensemble de la société. L’écofiscalité ne vise alors pas à pénaliser le consommateur d’une manière arbitraire, mais plutôt à faire en sorte qu’il paie le juste prix de ses décisions, en d’autres mots à rendre le principe du « pollueur-payeur » effectif.

Résumé du colloque

Afin de faire écho au thème du 89e Congrès de l’Acfas, intitulé Sciences, innovations, sociétés, la Société de philosophie du Québec invite ses membres à réfléchir à la complexité et à la richesse des rapports (passés, présents et futurs) entre science, philosophie et société.

Érigées en champs de recherche autonomes, la philosophie et la science se sont développées de concert, nouant à chaque époque des rapports singuliers mais aussi changeants. Dans l’Antiquité, la philosophie s’institue en rupture avec l’opinion et coïncide avec la science en tant que quête de la vérité. À l’époque moderne, l’expression philosophie naturelle évoque encore l’idée selon laquelle la science et la philosophie relèvent d’une même entreprise intellectuelle.

Du tronc commun auquel elles appartenaient jusqu’alors, la physique, la chimie, la biologie et la psychologie s’autonomisent entre le 17e et le 19e siècle. Au 20e siècle, la phénoménologie et la philosophie analytique vont s’engager dans des voies qui opposeront frontalement science et philosophie. Néanmoins, dans le sillage du retour du naturalisme, les rapports entre la philosophie et les sciences empiriques seront une fois de plus appelés à se réinventer. Parfois envisagées comme étant « sur le même bateau », la science et la philosophie ont connu un nouveau rapprochement qui déboucha plus récemment sur l’idée d’une « philosophie expérimentale ».

Alors que la science est appelée à servir de fondement à la décision politique, réfléchir aux configurations qu’ont connues la science et la philosophie dans l’histoire de la pensée philosophique conduit à interroger de nouveau le rôle de la philosophie dans la science et dans la société plus largement. Comment et par quelles voies la philosophie peut-elle contribuer à la science? Inversement, qu’est-ce que la science peut amener à la philosophie, et comment décrire cet apport? Et comment ce dialogue pourrait-il enrichir la contribution de la philosophie aux grands débats de société?

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
news icon Thème du colloque :
Science, philosophie, société
section icon Date : 12 mai 2022

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Titre du colloque :

Science, philosophie, société

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Thème du colloque :

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