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Geneviève St-Denis : Université de Montréal
Les pratiques inclusives, telles que la conception universelle de l’apprentissage, visent à répondre à la diversité des apprenants de la classe en favorisant une accessibilité aux contenus d’apprentissage. Au sein de celles-ci, le numérique apparaît « comme un levier incontournable » pour favoriser l’inclusion de tous les élèves (Unesco, 2021). Toutefois, les résultats des recherches démontrent que l’usage du numérique en classe relève davantage de pratiques transmissives centrées sur l’enseignant (Blikstad-Balas, Klette, 2020). À cela s’ajoute l’utilisation encore importante du matériel non flexible dans les milieux scolaires tel que les cahiers d’exercices et les manuels qui créent des obstacles pour plusieurs élèves considérant l’importance de la compétence à lire pour accéder aux contenus d’apprentissage (CEFRIO, 2015). Pour favoriser l’inclusion, des changements dans les pratiques pédagogiques sont nécessaires (Brodeur, 2017). Ces changements impliquent toutefois de prendre en considération des conditions de mise en oeuvre. Cette communication vise à mettre en lumière les résultats de la recherche quant aux conditions inhérentes aux usages du numérique pour favoriser une accessibilité aux contenus d’apprentissage.
Au Canada et ailleurs dans le monde, une des visées de l’école obligatoire est d’offrir les mêmes chances à tous les élèves (Akkari et Barry, 2018) et d’assurer la réussite éducative pour tous (Chatenoud, Ramel, Trépanier, Gombert, et Paré, 2018; Loreman, 2014; MEQ, 2001; UNESCO, 2016). Dans ce contexte, l’éducation inclusive tend à prendre de plus en plus de place dans le discours des enseignants et des chercheurs en éducation (Akkari et Barry, 2018; CSE, 2017; Monney, Duquette et Couture, 2020; Prud’homme, Vienneau, Ramel et Rousseau, 2011; Rousseau, Point et Vienneau, 2015). La diversité des élèves et, surtout, le souhait de voir des élèves issus de groupes minorisés et désavantagés réussir placent l’école et tout son personnel, dont ses enseignants, en situation d’adaptation constante et inévitable (CSE, 2017; Peters, 2007 dans Rousseau et al., 2015). Cette adaptation de l’école et de l’enseignement, que les concepts d’éducation et de pratiques inclusives permettent de décrire, vise à accroître l’apprentissage et la participation de tous les élèves à l’école et surtout en classe (Booth et Ainscow, 2002). Avec une définition aussi large des pratiques inclusives, de nombreux travaux de recherche peuvent être convoqués pour en faire état.
Ce colloque est l’occasion de réunir des chercheur‑ses et des étudiant‑es de diverses universités afin de réfléchir ensemble aux nouvelles avancées qui permettent de développer des pratiques inclusives dans les écoles. Il s’agira de faire l’état des lieux des questions et des recherches les plus récentes tant dans le domaine de la psychopédagogie, de la didactique que dans celui de l’évaluation des apprentissages. Les avancées prometteuses peuvent découler d’une approche interdisciplinaire, méthodologique ou conceptuelle originale s’appuyant rigoureusement sur la recherche et les besoins des jeunes et des milieux scolaires. Parmi les objets de recherche attendus figurent, sans tous les nommer, les pratiques efficaces pour augmenter la participation et l’apprentissage de tous les élèves dans l’enseignement : différenciation pédagogique, conception universelle de l’apprentissage, coenseignement, évaluation formative, etc. Les projets proposant des démarches de recherche collaborative, mais également des démarches classiques permettant de documenter les effets ou les retombées des pratiques inclusives, sont particulièrement recherchés.
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