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Serge Gérin-Lajoie : Université TÉLUQ
Le contexte particulier de l’accroissement de l’utilisation des technologies numériques dans la formation en présence ou à distance a permis l’émergence de multiples modes de formations et modèles pédagogiques. De fait, les distinctions entre différents modes de formation ne sont pas toujours claires. Par exemple, la FAD et la formation en ligne sont souvent assimilées l’une à l’autre. Dans le même sens, les différences supposées entre formations en ligne, hybrides, bimodales, etc. ne sont pas toujours similaires d’un établissement ou d’une région à l’autre. Ainsi, dans un premier temps, il semble nécessaire de faire un rapide tour des modes de formation pouvant se retrouver dans les établissements d’enseignement supérieur et ainsi se doter d’un vocabulaire commun.
Par ailleurs, bien qu’il existe un ensemble de documents et ressources qui vantent les mérites et avantages de la FAD ou en dénoncent et les limites par rapport aux cours en présence, il n’en demeure pas moins qu’entre les deux extrêmes, la littérature qui permet d’identifier les avantages et limites des différents modes de formation est plutôt restreinte. Ainsi, pour la deuxième partie de la communication, nous présenterons une synthèse des avantages et limites identifiés pour chacun des modes de formation circonscrits précédemment.
Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la plupart des pays sont entrés dans ce que certains appellent la « société du savoir » (Bernatchez, 2014; UNESCO, 2005). L’enseignement supérieur (ES) est un pilier des sociétés du savoir, en ce sens qu’il est dépositaire des connaissances accumulées par l’humanité et assure une formation (tout au long de la vie) permettant aux citoyens de fonctionner dans leur société tout en produisant de nouvelles connaissances sur des enjeux complexes (comme la génétique, l’insécurité alimentaire, l’intelligence artificielle, la robotique avancée). L’ES contribue également à la réputation des États où les découvertes ont été produites (Hazelkorn, 2013; Marginson, 2016; UNESCO, 2005).
Au cœur de la société du savoir, l’ES représente des investissements mondiaux de 1 900 milliards de dollars (Kim, 2017); au Canada, les revenus totaux des établissements d’ES dépassent les 38,7 milliards (Statistique Canada, 2020). Ces investissements servent à soutenir les missions de l’ES, qui contribuent directement à la société du savoir par ses activités : enseignement et apprentissage; recherche et innovation; service aux collectivités (Kerr, 1963). Or, malgré la multiplication des rapports et des avis du Conseil supérieur de l’éducation, des rapports et des analyses faits pour le gouvernement (Bissonnette et Porter, 2013; Corbo, 2013, 2017) et des recommandations découlant du chantier sur l’université du futur (Quirion, Bergeron, Corbo et al., 2021), notre connaissance des conditions dans lesquelles s’accomplissent ces missions demeure limitée.
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