pen icon Colloque
quote

L'impact de Covid19 sur le retour des mineurs migrants non accompagnés subsahariens aux pays d'origine, forcé ou bien volontaire?

FG

Membre a labase

Fatima Zahra Ghatous : Institut des etudes africaines

Résumé de la communication

La réalité sociologique du mineurs migrants non accompagnés fortement impactée, tant par le passage de la Covid -19 qui a fortement endommagé les capacités de survies économiques de ces derniers, que par le renforcement sécuritaire accrue sur les passages frontaliers menant à l’Europe, est dans notre étude ici relevée méthodiquement à travers le triptyque sociologique (précarité, pauvreté, exclusion) une analyse interprétative qui interroge sur le caractère volontaire ou forcé du retour volontaire..L’objectif principal de cet article est de lever l’équivoque, d’interroger l’actualité surprenante des mineurs migrants subsahariens non accompagnés vivant au Maroc, donc l’étude sur le terrain nous renseigne à suffisance, d’un renversement du principe migratoire premier reconnu dans les facteurs d’expulsion et les facteurs d’attraction. Dans les faits, les pays d’origines des migrants semblent soudains attirés cette couche de la population en particulier. Qui s’enrôle désormais dans les programmes de retour volontaire de l’Organisation Internationale de la Migration.

Résumé du colloque

La COVID-19 est devenue une menace majeure pour les populations vulnérables dépendantes de l’action humanitaire, avec un impact potentiel dévastateur dans les zones densément peuplées, préalablement fragiles et/ou dans les zones où les systèmes de santé sont dysfonctionnels (IEIM, 2020). La pandémie exerce encore une grande pression sur les organismes humanitaires (OH) internationaux qui se sont vus, d’abord, limités dans leur capacité d’accès et plus généralement de réponse, laissant une plus grande place aux OH locaux et ensuite réceptifs concernant l’inadéquation de leurs programmes et de leurs méthodes avec les besoins changeants du terrain (De Geoffroy et al., 2020; Alalouf-Hall, 2020; Savard et al., 2020; Audet et al., 2021; Coulombe et al., 2021).

Le lancement récent du Plan global de réponse humanitaire en mars 2020 a confirmé la nécessité d’un financement important et souple. Cependant, de nombreux autres défis restent à relever pour garantir l’apport d’une action humanitaire efficace dans le respect de la dignité pour tous (organisations, civils et travailleurs humanitaires) (Blanchet, 2020).

Mais les crises créent des occasions pour le changement (Coulombe et al., 2020). Le secteur humanitaire l’a démontré à plusieurs reprises en revoyant ses pratiques par le biais de nouveaux agendas internationaux, notamment après le génocide au Rwanda en 1994, le tsunami de 2004 dans l’océan indien, ou encore le séisme en Haïti en 2010.

Si le « retour à la normale » est une formulation commode et fréquemment utilisée, elle est néanmoins erronée. Un retour « à la normale » donne une fausse impression de notre futur prévisible et sous-entend que tout était optimal avant la pandémie. Il est plus sage de parler de « nouvelle normalité », qui aurait appris de l’événement. Deux ans après le début de la pandémie, nous avons un peu plus de recul pour entrevoir les contours d’une nouvelle normalité pour les organisations et le secteur humanitaires.

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
section icon Date : 12 mai 2022

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :