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Matérialisme et panpsychisme dans le 17e siècle : le cas de Margaret Cavendish

OM

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Oberto Marrama : Oulun Yliopisto - University of Oulu

Résumé de la communication

Dans cette présentation je me concentrerai sur la théorie de l’esprit élaborée par Margaret Cavendish (1623-1673). Elle soutient que l’univers doit être conçu comme entièrement matériel et, au même temps, comme entièrement pensant. En effet, Cavendish affirme que toute la matière est capable de « connaissance de soi » et de « perception » (OEP, 138), car chaque partie dans laquelle on peut diviser la matière « doit avoir sa propre connaissance et perception, selon sa propre nature particulière » (OEP, 141). Dans cette communication, je m’emploierai à déterminer si l’on peut trouver des éléments s’approchant d’une conception de la conscience de soi chez Cavendish. Ensuite, je mettrai la théorie de l’esprit de Cavendish en relation avec deux autres doctrines philosophiques monistes élaborées dans la même période : à savoir, le panpsychisme paralléliste de Spinoza et le matérialisme de Hobbes. Par une telle mise en relation, je chercherai à montrer l’originalité de la position de Cavendish dans son contexte historique, pour l’inscrire dans le cadre des débats sur la nature de la pensée du 17e siècle

Résumé du colloque

Afin de faire écho au thème du 89e Congrès de l’Acfas, intitulé Sciences, innovations, sociétés, la Société de philosophie du Québec invite ses membres à réfléchir à la complexité et à la richesse des rapports (passés, présents et futurs) entre science, philosophie et société.

Érigées en champs de recherche autonomes, la philosophie et la science se sont développées de concert, nouant à chaque époque des rapports singuliers mais aussi changeants. Dans l’Antiquité, la philosophie s’institue en rupture avec l’opinion et coïncide avec la science en tant que quête de la vérité. À l’époque moderne, l’expression philosophie naturelle évoque encore l’idée selon laquelle la science et la philosophie relèvent d’une même entreprise intellectuelle.

Du tronc commun auquel elles appartenaient jusqu’alors, la physique, la chimie, la biologie et la psychologie s’autonomisent entre le 17e et le 19e siècle. Au 20e siècle, la phénoménologie et la philosophie analytique vont s’engager dans des voies qui opposeront frontalement science et philosophie. Néanmoins, dans le sillage du retour du naturalisme, les rapports entre la philosophie et les sciences empiriques seront une fois de plus appelés à se réinventer. Parfois envisagées comme étant « sur le même bateau », la science et la philosophie ont connu un nouveau rapprochement qui déboucha plus récemment sur l’idée d’une « philosophie expérimentale ».

Alors que la science est appelée à servir de fondement à la décision politique, réfléchir aux configurations qu’ont connues la science et la philosophie dans l’histoire de la pensée philosophique conduit à interroger de nouveau le rôle de la philosophie dans la science et dans la société plus largement. Comment et par quelles voies la philosophie peut-elle contribuer à la science? Inversement, qu’est-ce que la science peut amener à la philosophie, et comment décrire cet apport? Et comment ce dialogue pourrait-il enrichir la contribution de la philosophie aux grands débats de société?

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
news icon Thème du colloque :
Science, philosophie, société
section icon Date : 12 mai 2022

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Titre du colloque :

Science, philosophie, société

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Thème du colloque :

Science, philosophie, société