pen icon Colloque
quote

Modalités de soutien et développement de l’écriture chez l’enfant sourd bénéficiant d’une approche pédagogique engageante

AT

Membre a labase

Alexina Trépanier : Université Laval

Résumé de la communication

L’écriture exige l’articulation de nombreuses habiletés. Pour l’enfant sourd, qui aborde souvent l’apprentissage de l’écrit avec un retard langagier (Baron, Makdissi et Boisclair, 2011; Leclerc, 2012), cela peut représenter un défi, surtout pour ceux n’ayant pas un bon rapport à l’écrit (Barré-De Miniac, 2015). Il convient de se questionner: Comment une intervention développementale engageante, telle l’écriture créative partagée (Sirois, Vanlint et Gravel, 2021), peut-elle soutenir l’élève ayant une surdité? Dans le cadre de cette recherche, l’adulte était amenée à s’intéresser au récit de l’élève, au contenu et à la cohérence du texte et à sa mise en mots. Dans une démarche de co-construction, elle appuyait son intervention sur la production et les représentations de l’élève et ajustait ses exigences au fur et à mesure afin d’offrir un soutien dans la zone proximale de développement de celle-ci (Vygotski, 1985). Plusieurs modalités de soutien porteuses ont émergé des analyses. Certaines ont été particulièrement bénéfiques pour le développement de la macrostructure du récit (ex.: questionnements sur les émotions des personnages, suggestion d’idées et partage des incompréhensions), et d’autres ont été davantage efficaces au niveau de la structuration syntaxique (ex.: interrogation à l’aide de questions ouvertes et reformulation des propos de l’élève), ce qui met en exergue l’importance d’une intervention sollicitant activement l’engagement de l’élève, par la discussion.

Résumé du colloque

Quels sont les liens entre démarches pédagogiques engageantes et établissement d’un contexte favorable aux apprentissages en littératie?

La réflexion sous-jacente à cette problématique s’enracine dans une série de constats qui portent sur le faible degré de maîtrise de la compétence écrite en fin de scolarité et, au-delà de l’école, dans tous les pays francophones de l’OCDE (PISA, 2018).

Pourtant, les travaux privilégiant des approches pédagogiques efficaces en littératie sont nombreux (voir notamment les travaux en francophonie de l’AIRDF depuis les années 1980), mais ont du mal à pénétrer les pratiques pédagogiques. Ainsi, ces constats avérés qui se répercutent sur le terrain aux différents niveaux de la scolarité et au-delà confortent l’idée de la nécessité d’une refondation de l’enseignement-apprentissage du lire-écrire (Bucheton, 2014).

Dans le cadre du colloque, nous proposons d’aborder cette thématique en prenant le contrepoint des discours de déploration sur « la baisse de niveau », et en mettant l’accent sur les pratiques pédagogiques qui favorisent le développement d’une « posture littéracique » (Rispail, 2020).

Plus précisément, il s’agira ici d’explorer la face cachée de la didactique de l’écrit, en donnant la parole aux acteurs de terrain, par le biais de recherches collaboratives, et en présentant des pratiques pédagogiques engageantes ayant fait l’objet de travaux de recherche restés souvent confidentiels.

L’engagement en littératie sera abordé dans toutes ces dimensions (verbale, psychologique, affective, corporelle, comportementale) (Fredricks et al., 2004), du côté de l’apprenant comme de l’enseignant-formateur. Il s’agira moins de « prouver » ou de mesurer les effets de l’engagement que d’illustrer ou de qualifier les retombées bénéfiques de ces pratiques sur l’établissement d’un contexte favorable aux apprentissages dans le domaine du lire-écrire.

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
section icon Date : 12 mai 2022

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :