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Ismael Djambou : Université de Youndé 2
Cet article a pour objectif d’évaluer l’effet des différents facteurs de risques opérationnels sur les pertes en fonds propres des banques en zone CEMAC. Après avoir classifié les pertes opérationnelles sur 5 ans, issues de 12 banques de la sous-région en fonction de leurs catégories baloises, la méthodologie a consisté à utiliser le modèle des moindres carrées ordinaires pour estimer les facteurs de risques explicatifs des pertes en fonds propres enregistrées au sein des banques de l’échantillon. L’article présente tout d’abord une revue de la littérature sur le lien entre les fonds propres et les risques opérationnels avant de présenter la méthodologie et les résultats de ladite étude. Ces résultats montrent que les erreurs dans l’exécution des processus, la fraude interne, sont les facteurs les plus explicatifs des pertes en fonds propres enregistrées en zone CEMAC depuis 2016. En effet, une variation de 1 % des erreurs dans l’exécution des processus entraine une variation dans le même sens de 0.0084 % de fonds propres. Dans le même ordre d’idées, une variation de 1 % de fraude entraine 0.0071 % de variation dans le même sens des fonds propres.
Récemment, une attention accrue de la recherche a été orientée vers la gestion des risques, guidée par une complexité croissante du monde des affaires et un objectif de promouvoir la transparence et améliorer la qualité de la divulgation. D’une attitude défensive face au risque considéré comme situation à réduire ou à éviter, les entreprises en sont venues de plus en plus à reconnaître le côté opportuniste et le potentiel de création de valeur du risque. Comme exemple, la fonction de surveillance des risques des conseils d’administration, en tant que mécanisme central de la gouvernance d’entreprise, n’a jamais été aussi critique et difficile qu’elle ne l’est aujourd’hui. Les risques que les entreprises rencontrent deviennent de plus en plus complexes, interconnectés et éventuellement plus dévastateurs que jamais. L’économie mondiale a augmenté à la fois l’interdépendance des organisations et l’interdépendance des risques qui dépassent souvent les limites et les frontières (PricewaterhouseCoopers, 2009).
Les instances de gouvernance des diverses organisations réévaluent leurs stratégies pour répondre à ces défis. La gestion des risques est apparue comme un facteur clé de succès et une priorité pour les entreprises. Le système de gouvernance d’entreprise et en particulier le conseil d’administration jouent un rôle central dans la réduction de l’asymétrie d’information, la planification des stratégies, la gestion des risques et de facto l’augmentation de la valeur de l’entreprise.
Dans ce contexte, l’objectif de ce colloque est de lier ces deux domaines de recherche en passant en revue la littérature sur la gouvernance et la gestion des risques ainsi que l’interrelation entre les deux. Le but est de connaître l’état de l’art dans ce domaine, d’exposer les fondements et les modèles théoriques et empiriques qui soutiennent l’interaction entre la gouvernance et la gestion des risques, de proposer ainsi de nouvelles pistes de réflexion et de recherche empirique.
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