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Valérie Florentin : York University
Depuis de nombreuses années, l’inclusivité devient un thème fréquemment discuté sur la place publique. Inclusivité face aux différentes exceptionnalités tout d’abord, qui touchent 5 à 15 % des enfants d’âge scolaire selon l’Association québécoise des neuropsychologues. Inclusivité aussi face aux questions de genre ou d’origines.
La conception universelle de l’apprentissage, connue depuis les années 1980, permet une plus grande accessibilité pour tous. Si ses bienfaits sont démontrés, il est parfois difficile de savoir par où commencer face à ses principes généraux et ouverts.
Une approche différente et prometteuse, la co-construction du plan de cours, touche les objectifs et méthodes pédagogiques. Elle implique d’élaborer le plan de cours en classe, à la première séance. Elle facilite l’engagement et la motivation étudiants, deux gages de succès souvent mentionnés, et permet d’ancrer l’enseignement dans les problématiques actuelles
Une seconde approche touche l’évaluation : l’ungrading est une forme d’autoévaluation dans laquelle chacun.e décide de sa note finale, en fonction de la qualité du résultat, du travail fourni et de ses circonstances personnelles. Des résultats préliminaires permettent de croire que cette approche motive les étudiant.e.s à travailler mieux et à prendre plus de risques dans leurs travaux.
Cette communication tentera de démontrer comment ces deux mesures, conjointement ou séparément, peuvent soutenir l’apprentissage et accroître l’inclusivité.
Le numérique modifie en profondeur le fonctionnement de nos sociétés, en particulier le domaine de la traduction, notamment du fait de l’émergence actuelle de la traduction automatique neuronale. Certes, comme l’a déclaré un traductologue-praticien, « la technologie ne remplacera pas les traducteurs, mais les traducteurs qui utilisent la technologie remplaceront ceux qui ne l’utilisent pas ». La traduction automatique rime avec postédition, comme étape nécessaire à la qualité livrable, ainsi qu’avec les mémoires de traduction et autres logiciels faisant du traducteur humain un « traducteur outillé ». Les avancées technologiques de la profession ont suscité de nombreux travaux de recherche traductologiques; elles questionnent aussi les formateurs en traduction, soucieux d’offrir des programmes à la fine pointe et de préparer les cohortes étudiantes aux transformations du monde du travail.
En parallèle, le récent recours « obligé » à l’enseignement en ligne a éveillé ou renouvelé l’intérêt pour des questions didactiques de fond en faveur de l’innovation pédagogique. On peut s’attendre à ce que de nouvelles formes de prestations, hybrides ou comodales, en complément à l’enseignement à distance, soient désormais davantage en demande. Se pose donc avec plus d’acuité la problématique maintes fois soulignée du nécessaire arrimage de la formation en traduction avec les acquis des sciences de l’éducation, sans oublier la prise en compte de la conscientisation actuelle touchant l’inclusion et la diversification des apprentissages.
Sous l’angle des innovations, le colloque vise à explorer deux grandes facettes concernant la formation en traduction : l’optimisation des divers modes de prestation en ligne ou en présentiel et l’intégration efficace de la traduction automatique et autres outils technologiques dans la formation et les activités d’apprentissage. D’autres aspects concernant l’optimisation de la formation professionnelle pourront aussi être considérés pour ce colloque.
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