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Christian Martel : Université de l'Ontario français
Les radios communautaires de l’Ontario, dès leur première mise en ondes, ont choisi un système de programmation numérique, car la discussion sur la venue de fréquences numériques de la part du ministère de l’Industrie pour de nouveaux canaux libérés dans le spectre des fréquences qu’il administrait a débuté dans les années 90.
Au niveau culturel, les radios présentent régulièrement des spectacles d’artistes francophones dans leur communauté, ou sont des partenaires de choix pour la promotion de toutes les activités culturelles des centres culturels, d’activités entourant la fête de la Saint-Jean-Baptiste, et pour l’anniversaire officiel du drapeau franco-ontarien avec les différents conseils scolaires francophones de leur région.
Le développement économique de toutes les communautés francophones de l’Ontario abritant une radio communautaire francophone a accès au meilleur outil de soutien permettant la promotion et la mise en marché des produits et services francophones en milieu minoritaire. Les radios elles-mêmes sont des petites entreprises qui forment du personnel et offrent des emplois, des stages de perfectionnement et des opportunités économiques de toutes sortes.
Une caractéristique demeure, plus on est exposé à de la musique francophone, plus nos chances de l’aimer et de la valoriser augmente.
Étude faite par Annette Boudreau et Stéphane Guitard de l’Université de Moncton intitulée : Les radios communautaires: instrument de francisation.
Ce colloque propose d’aborder différentes problématiques liées au numérique dans les communautés linguistiques en milieu minoritaire, notamment les communautés de langues officielles en situation minoritaire (francophonie canadienne, communautés d’expression anglaise au Québec) ainsi que toute autre minorité linguistique au Canada ou ailleurs (ex. : communautés autochtones). L’utilisation du numérique est aujourd’hui transversale à un ensemble de pratiques informationnelles et d’usages des technologies de l’information et des communications (TICs). Elle rend nécessaire une meilleure littératie numérique et informationnelle de la population et soulève des enjeux généraux comme celui de combattre la désinformation en ligne, et d’autres plus spécifiques comme les contextes linguistiques minoritaires. Ces enjeux impliquent notamment différentes stratégies d’action en ce qui concerne l’accès à des services dans la langue de la minorité (en santé, en éducation, en justice), la revitalisation et le maintien des langues et des cultures des communautés ainsi que la « découvrabilité » des contenus culturels et des œuvres en ligne (des œuvres récentes ou patrimoniales). Le numérique peut aussi jouer un rôle dans le renforcement du sentiment d’appartenance à des communautés, ainsi que dans la possibilité de créer de nouvelles communautés en ligne qui vont au-delà des frontières physiques. Cette utilisation accrue du numérique pose également des questions d’inégalités sociales, de fractures et de littératies numériques à l’intérieur même de ces communautés en fonction de différentes caractéristiques de leurs populations (âge, géographie, sexe, revenu, scolarité). Elle a un impact sur les médias de ces communautés et leurs moyens de s’y adapter ainsi que sur leur développement économique. Enfin, elle transforme également les méthodes de recherche, notamment en sciences sociales, pour mieux comprendre la complexité des usages du numérique et de ses répercussions.
Pour saisir l’ampleur des changements, des enjeux et des innovations apportés par le numérique sur des communautés linguistiques en situation minoritaire, ce colloque invite les chercheuses et chercheurs ainsi que les étudiantes et étudiants à proposer une communication sur cette thématique.
Titre du colloque :