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Sylvie Kruchten : RésoSanté Colombie Britannique
Ses objectifs sont d’outiller les partenaires communautaires en réponse à l’hésitation vaccinale à la COVID-19 dans différents groupes vulnérables. La première phase cherche à faire la lumière sur les réalités et les expériences auxquelles sont confrontés différents groupes vulnérables. Après analyse des données recueillies, des illustrateurs professionnels produiront des contenus informatifs et éducatifs pour répondre, à l’aide de dessins animés ou fixes, aux concepts complexes des éléments répertoriés. La troisième phase diffusera ces ressources. Les personnes non vaccinées des groupes marginalisés sont peu sensibles aux mesures sanitaires coercitives, telles que le passeport vaccinal ou les obligations de vaccinations requises dans certaines professions. Des recherches montrent que pour engager ces populations marginalisées dans leur processus de décision vis à vis de la santé il n’est pas efficace de leur dire ce qu’elles doivent faire. L’engagement des participants dans le processus de réflexion doit les conduire à leur donner le contrôle de ces décisions. Notre approche est fondée sur l’implication de pairs intervenants pour soutenir des relations entre le système de santé et les populations marginales. Dans cette approche ascendante, nous engageons des pairs intervenants qui font partie de ces populations marginalisées : itinérants, immigrants, nouveaux arrivés.
La recherche sur la santé des communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM) a pris son essor grâce à la feuille de route du gouvernement fédéral qui, depuis 2003, a soutenu le domaine de la santé en allouant une partie des fonds à la recherche par le biais de Santé Canada, du CNFS et du CHSSN, et grâce au programme stratégique CLOSM des IRSC de 2004 à 2012.
L’objectif de ce colloque est de présenter un état des lieux des connaissances acquises au cours des 20 dernières années sur les enjeux de santé en contexte linguistique minoritaire. Une question principale a animé tant les chercheurs que les utilisateurs de connaissances et pointe vers la nécessité de comprendre et d’évaluer les impacts du fait linguistique minoritaire sur la santé des populations et sur la qualité ainsi que la sécurité des services. Quelques postulats de recherche en ressortent : l’appartenance à une CLOSM constitue un déterminant de la santé; la discordance linguistique entre les professionnels et les bénéficiaires constitue un déterminant de la qualité et de la sécurité des soins; l’insécurité linguistique nuit à la demande de services en langue officielle minoritaire; et l’offre active de services en langue officielle minoritaire constitue une politique d’équité.
Pour rendre compte de cet état des lieux de la recherche, la Chaire de recherche de l’Université d’Ottawa et de l’Institut du savoir Monfort sur la santé des francophones de l’Ontario lance un appel de propositions pour examiner cinq grands domaines de recherche : 1) lois linguistiques et santé; 2) états et déterminants de santé; 3) offre de services en langue officielle minoritaire, modèles de soins, accès, disponibilité, qualité et sécurité des soins; 4) ressources humaines, formation et pratiques professionnelles d’offre active; et 5) expérience des soins, des services et des barrières linguistiques des usagers.ères ou de certains sous-groupes (aînés, immigrants, etc.).
Titre du colloque :