Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Lionel Scotto D Apollonia : Artivistes
Dans un contexte de double crise démocratique et environnementale, les dispositifs de recherche-action participative - collaborative se sont multipliés ces dernières années avec une attention accrue des institutions. Dans le Numéro 1 de la revue Participation, LBlondiaux et JM Fourniau (2011) ont établi un constat critique et réflexif de l'inflation des dispositifs de recherche au sujet de la « participation » publique en mettant en évidence un déficit analytique, la « participation » étant prise dans un étau normatif entre idéalisation et stigmatisation. De nombreuses recherches participatives se sont emparées des crises démocratiques et environnementales en proposant un schéma à la fois normatif et émancipateur pour améliorer la participation citoyenne et l'efficacité de l'action environnementale. Cependant, nous constatons un double déficit de participation et d’efficacité de l’action environnementale en considérant dans une matrice commune la tension inhérente à la fois au déficit d’intégration des citoyens dans la fabrique dite « participative » des politiques publiques. Sont présentés les premiers résultats d'un projet de science participative, BREATHE financé par l'ANR. Il vise à articuler deux volets : (1) une mesure participative de la concentration en particules et (2) un volet d'accompagnement des politiques publiques basé sur l'ingénierie de la participation Artivistes-ateliers. (Dosias-Perla et al., 2020).
Dans un contexte d’urgences écologique et climatique, ce colloque vise à interroger de manière pluridisciplinaire les nouveaux agencements de l’action publique, l’évolution de ses modes d’instauration collective et les perspectives expérimentées. Il s’agit d’examiner ces gouvernances de l’action publique du point de vue des ruptures réelles qu’elles incarnent, mais aussi en considérant les problématiques et les controverses qui les accompagnent. Quels sont donc ces agencements à partir desquels s’instaurent potentiellement de nouvelles configurations sociopolitiques et sociocognitives? Il s’agit plus précisément d’appréhender cette question en mettant en dialogue des recherches touchant à une diversité de défis écologiques et d’impacts climatiques (enjeux de résilience et d’adaptation, déplacement des populations, impacts sanitaires, modèles agricoles, mondes urbains, problématiques des pollutions, préservation de la biodiversité, par exemple). Nous invitons les chercheurs/chercheuses, étudiants/étudiantes et représentants/représentantes des milieux de pratique à participer à ce colloque en proposant une communication orale. Cet appel à communications est ouvert à toutes les approches et disciplines qui s’intéressent à la question (sciences politiques, sciences de l’information et de la communication, sciences de la gestion et du management, sciences environnementales, sociologie des sciences, géographie, aménagement et urbanisme, etc.). La nature des propositions attendues peut varier (recension des écrits, résultats préliminaires, recherche originale) et les communications en partenariat avec les parties prenantes sont encouragées.
Les propositions doivent s’inscrire dans l’un des quatre axes suivants (voir l’appel détaillé) :
Titre du colloque :