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Pascal Grégoire : UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
À la fin du secondaire, bon nombre d’élèves maitrisent mal l’orthographe, du moins en contexte manuscrit. Parallèlement, des études (Grégoire, 2018 ; 2021) suggèrent que les élèves utilisant le numérique produisent des textes comportant moins d’erreurs d’orthographe. Pour s’améliorer ainsi, quel usage font-il·elle·s des outils numériques ? S’agit-il d’usages soutenant les apprentissages ? Dans le cadre d’une recherche développement (FRQSC-MEQ 2021-2024), nous nous intéressons à ces questions. Lors de cette communication, nous ferons le portrait de l’écriture numérique comme elle est spontanément pratiquée par des élèves de 1re secondaire et ce, sous deux angles : d’abord, sous celui des erreurs de langue fréquemment commises à l’ordinateur ; ensuite, sous celui des stratégies de révision-correction numériques. Pour ce faire, nous nous appuierons sur des données obtenues auprès de 130 élèves de deux écoles secondaires (publique et privée) pendant la première phase du projet. Il·elle·s ont dû : 1) lire une sélection d’extraits littéraires ; 3) rédiger un résumé critique de 150 mots et 3) un épisode fictif de 250 mots sur leur extrait préféré. Ces textes ont été corrigés à l’aide d’une grille comportant 153 types d’erreurs. Grâce aux logiciels Panopto et Inputlog (Leijten, M. & Van Waes, 2013), les séances d’écriture de 24 scripteur·rice·s, elles, ont fait l’objet d’analyses visant à mettre en évidence les stratégies de révision-correction.
L’apprentissage du français passe, pour le meilleur et pour le pire, par l’apprentissage explicite de la grammaire et de l’orthographe. Du moins, la grande majorité des enseignants et des didacticiens en sont convaincus. Cet enseignement occupe ainsi un temps de classe important tout au long de la scolarité obligatoire, et parfois même au-delà, comme en témoigne l’achalandage des centres d’aide en français des cégeps et des universitaires. Pourtant, les écueils sont grands et les résultats, pas toujours au rendez-vous. Ce colloque, dont c’est la deuxième édition, vise à réunir des chercheurs et des praticiens autour de la question de l’enseignement et de l’apprentissage de la grammaire et de l’orthographe à tous les niveaux. Trois axes sont ainsi proposés : le premier centré sur l’apprenant, le second sur les pratiques enseignantes et le troisième consacré à la formation enseignante.
Axe 1 – L’apprenant : ses représentations ou ses conceptions, l’analyse de ses graphies, l’analyse de ses performances, ses raisonnements grammaticaux, l’influence de ses affects sur ses apprentissages langagiers
Axe 2 – Les pratiques enseignantes : enseignement de la grammaire et de l’orthographe, dispositifs et séquences didactiques, évaluation
Axe 3 – La formation enseignante : formation initiale des enseignants, accompagnement, conseillance pédagogique, besoins de formation
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