pen icon Colloque
quote

Une évaluation au service de l’apprentissage et de la réussite des étudiants en enseignement supérieur

BH

Membre a labase

Benoit Hurtel : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières

Résumé de la communication

L’évaluation constitue une problématique, notamment parce qu’elle peut prendre des formes qui sont favorables à la réussite de tous et d’autres formes où elle est défavorable à cette réussite. Les enjeux liés à l’évaluation en enseignement supérieur où les étudiants ne sont plus dans un contexte d’obligation scolaire, mais dans un contexte de formation volontaire, appellent un regard critique sur certains aspects comme la compétition, la motivation extrinsèque (viser les notes élevées plutôt que le développement et la réussite), l’engagement dans une perspective du moindre effort pour le maximum de résultats.

Les résultats que nous présenterons mettront en lumière : 1) la question de la cohérence entre les apprentissages visés, les stratégies d’enseignement-apprentissage et l’évaluation selon des critères-indicateurs de réussite; 2) l’importance axiologique d’une évaluation qui, essentiellement, permet à l’étudiant de démontrer ce qu’il a appris et, à l’enseignant, de reconnaître l’apprentissage et la progression de l’étudiant; 3) l’importance axiologique d’une évaluation qui, essentiellement, permet à l’étudiant de démontrer ce qu’il a appris et, à l’enseignant, de reconnaître l’apprentissage et la progression de l’étudiant. Il s’agit en fait d’identifier les formules d’évaluation qui favorisent la motivation et l’engagement de l’étudiant dans sa progression, jusqu’à l’excellence.

Résumé du colloque

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la plupart des pays sont entrés dans ce que certains appellent la « société du savoir » (Bernatchez, 2014; UNESCO, 2005). L’enseignement supérieur (ES) est un pilier des sociétés du savoir, en ce sens qu’il est dépositaire des connaissances accumulées par l’humanité et assure une formation (tout au long de la vie) permettant aux citoyens de fonctionner dans leur société tout en produisant de nouvelles connaissances sur des enjeux complexes (comme la génétique, l’insécurité alimentaire, l’intelligence artificielle, la robotique avancée). L’ES contribue également à la réputation des États où les découvertes ont été produites (Hazelkorn, 2013; Marginson, 2016; UNESCO, 2005).

Au cœur de la société du savoir, l’ES représente des investissements mondiaux de 1 900 milliards de dollars (Kim, 2017); au Canada, les revenus totaux des établissements d’ES dépassent les 38,7 milliards (Statistique Canada, 2020). Ces investissements servent à soutenir les missions de l’ES, qui contribuent directement à la société du savoir par ses activités : enseignement et apprentissage; recherche et innovation; service aux collectivités (Kerr, 1963). Or, malgré la multiplication des rapports et des avis du Conseil supérieur de l’éducation, des rapports et des analyses faits pour le gouvernement (Bissonnette et Porter, 2013; Corbo, 2013, 2017) et des recommandations découlant du chantier sur l’université du futur (Quirion, Bergeron, Corbo et al., 2021), notre connaissance des conditions dans lesquelles s’accomplissent ces missions demeure limitée.

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
section icon Date : 12 mai 2022

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :