Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Louise Bernard : IAE de La Rochelle
Les enjeux climatiques et environnementaux actuels exigent d’organiser au niveau mondial une transition énergétique et environnementale vers un modèle économique et social sobre en énergie et en ressources, moins polluant et moins émetteur de gaz à effet de serre, et adapté au changement climatique. Les sciences comportementales fournissent des clés pour transformer l’action publique dans l’objectif de modifier nos façons d’agir (Chevallier & Perona, 2022) . Les pouvoirs publics et les collectivités ont de plus en plus recours à ces approches comportementalistes (Bergeron et al., 2018) , et utilisent notamment les nudges (Thaler & Sunstein, 2008) environnementaux. La sémiotique permet également de mieux comprendre le fonctionnement des nudges et met en évidence les bénéfices de nudges « écologiques » (Fontanille & Lairesse, 2021) . Le courant des études narratives en sciences de gestion fournit également des pistes. Ces approches soulèvent néanmoins des questions éthiques et sont parfois désignées comme « paternaliste » et relevant de la manipulation. Que nous dit la littérature à ce sujet ? Comment les décideurs publics ainsi que les citoyens et autres parties prenantes peuvent prendre en main cette question de l’éthique ? Il s’agit de mettre en regard l’éthique de ces méthodes et leur efficacité dans un contexte de crise climatique.
Dans un contexte d’urgences écologique et climatique, ce colloque vise à interroger de manière pluridisciplinaire les nouveaux agencements de l’action publique, l’évolution de ses modes d’instauration collective et les perspectives expérimentées. Il s’agit d’examiner ces gouvernances de l’action publique du point de vue des ruptures réelles qu’elles incarnent, mais aussi en considérant les problématiques et les controverses qui les accompagnent. Quels sont donc ces agencements à partir desquels s’instaurent potentiellement de nouvelles configurations sociopolitiques et sociocognitives? Il s’agit plus précisément d’appréhender cette question en mettant en dialogue des recherches touchant à une diversité de défis écologiques et d’impacts climatiques (enjeux de résilience et d’adaptation, déplacement des populations, impacts sanitaires, modèles agricoles, mondes urbains, problématiques des pollutions, préservation de la biodiversité, par exemple). Nous invitons les chercheurs/chercheuses, étudiants/étudiantes et représentants/représentantes des milieux de pratique à participer à ce colloque en proposant une communication orale. Cet appel à communications est ouvert à toutes les approches et disciplines qui s’intéressent à la question (sciences politiques, sciences de l’information et de la communication, sciences de la gestion et du management, sciences environnementales, sociologie des sciences, géographie, aménagement et urbanisme, etc.). La nature des propositions attendues peut varier (recension des écrits, résultats préliminaires, recherche originale) et les communications en partenariat avec les parties prenantes sont encouragées.
Les propositions doivent s’inscrire dans l’un des quatre axes suivants (voir l’appel détaillé) :