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Vision artificielle des rivières

FD

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Feng Ding : Ville de Québec

Résumé de la communication

Patrimoine naturel et vecteurs de rencontres, les rivières et leurs berges font partie de l’identité urbaine de Québec. Ce paysage riverain représente toutefois un risque en raison de l’intégration de la trame urbaine à travers le réseau hydrographique. Dans ce contexte, le suivi des rivières devient une nécessité pour assurer la sécurité des milieux de vie riverains. Des stations hydrométriques et des caméras sont déployées sur les rivières principales afin d’évaluer les risques de crue, d’embâcle, de débâcle et d’inondation. Dans l’objectif d’améliorer ses pratiques, la Ville de Québec travaille, depuis 2018, sur un projet pilote déployé sur deux rivières ayant pour objectif de développer une plateforme de surveillance des eaux à partir de caméras IP haute définition en intégrant des algorithmes d’intelligence artificielle. Les caméras déployées sur les rivières Jaune et Saint-Charles transmettent les images vers une machine virtuelle infonuagique. Cette plateforme effectue le traitement des images pour estimer le débit et le niveau de l’eau ainsi que la vitesse de déplacement des glaces et la présence d’embâcle ou de débâcle. Cette approche innovante permet une plus grande flexibilité en ce qui a trait à l’analyse des conditions en temps réel. Les résultats préliminaires sont prometteurs et les nombreuses applications possibles font rêver du potentiel d’un réseau de caméras intelligentes couplé à un système d’alertes automatisées en cas d’évènement.

Résumé du colloque

DES RISQUES NATURELS SOUS-ESTIMÉS?

Le Québec, à l’instar d’autres régions du monde, fait face à un défi sans cesse croissant, celui de pertes économiques, et quelquefois de vies humaines, engendrées par des catastrophes naturelles. Pour les seules inondations, le gouvernement du Québec a instauré par décret en 2019 une zone d’intervention spéciale (ZIS) qui impose un moratoire sur la construction de bâtiments et sur la reconstruction de ceux qui ont été détruits par une inondation. Cela pose toute la difficulté d’appliquer une réglementation qu’il faudra, par ailleurs, parfaire. La multiplication des cartographies de zones inondables, par de nombreux acteurs, n’aide pas à convaincre. Elle montre surtout les limites d’une approche probabiliste sur les périodes de retour d’événements extrêmes.

Les changements climatiques vont exacerber d’autres risques, quelque peu sous-estimés. Les vagues de chaleur et les incendies de forêt constitueront les nouveaux défis pour les années à venir. Il est important de réviser les modèles de prévision, par rapport à ces risques, et de mettre en place des politiques de prévention et d’intervention rigoureuses.

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
section icon Date : 12 mai 2022

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