Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Solveig Lepoire-Duc : Université Claude-Bernard-Lyon-I
Les études portant sur la conceptualisation de l’adjectif sont récentes [Beaumanoir-Secq et Renvoisé, 2020 ; Lepoire-Duc et Valma, 2021] ; elles font ressortir les difficultés rencontrées par les élèves pour appréhender la complexité de cette notion qui implique l’articulation de plusieurs niveaux d’analyse : variation morphologique, position et fonction syntaxique au sein du groupe nominal ou de la phrase, précision d’information fournie. Notre étude s’inscrit dans l’axe 1 de l’appel à contribution. Elle a pour objectif de cartographier les représentations de la notion d’adjectif telles qu’elles sont véhiculées à l’école élémentaire en France. Elle s’inscrit dans le projet de recherche REAlang dont le but est de décrire la réalité des classes pour, in fine, développer des outils permettant d’améliorer l’efficience de l’enseignement de la langue à l’école. Pour comprendre comment sont appréhendés les différents critères définitoires de l’adjectif, nous nous appuyons sur des données recueillies auprès de 700 élèves de cycle 3 et de 120 jeunes enseignants auxquels il a été demandé de définir l’adjectif ; ce corpus est complété par des leçons et des progressions extraites de manuels scolaires, pour repérer les caractéristiques de l’adjectif auxquelles il est fait référence explicitement et/ou implicitement. Nous nous intéressons en particulier aux exemples, dont la fonction autonyme permet de mieux appréhender le sens des discours métalinguistiques qu’ils accompagnent.
L’apprentissage du français passe, pour le meilleur et pour le pire, par l’apprentissage explicite de la grammaire et de l’orthographe. Du moins, la grande majorité des enseignants et des didacticiens en sont convaincus. Cet enseignement occupe ainsi un temps de classe important tout au long de la scolarité obligatoire, et parfois même au-delà, comme en témoigne l’achalandage des centres d’aide en français des cégeps et des universitaires. Pourtant, les écueils sont grands et les résultats, pas toujours au rendez-vous. Ce colloque, dont c’est la deuxième édition, vise à réunir des chercheurs et des praticiens autour de la question de l’enseignement et de l’apprentissage de la grammaire et de l’orthographe à tous les niveaux. Trois axes sont ainsi proposés : le premier centré sur l’apprenant, le second sur les pratiques enseignantes et le troisième consacré à la formation enseignante.
Axe 1 – L’apprenant : ses représentations ou ses conceptions, l’analyse de ses graphies, l’analyse de ses performances, ses raisonnements grammaticaux, l’influence de ses affects sur ses apprentissages langagiers
Axe 2 – Les pratiques enseignantes : enseignement de la grammaire et de l’orthographe, dispositifs et séquences didactiques, évaluation
Axe 3 – La formation enseignante : formation initiale des enseignants, accompagnement, conseillance pédagogique, besoins de formation