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Jean Horvais : UQAM - Université du Québec à Montréal
Cette communication vise à présenter l’événement annuel « D’un œil différent » qui a lieu à Montréal, depuis bientôt 17 ans.
D’un œil différent est un mouvement inspirant et nécessaire avec une vision simple : offrir une belle plateforme de visibilité et communiquer une image positive et inclusive des personnes artistes vivant avec une déficience intellectuelle et/ou un trouble du spectre de l’autisme (DI-TSA). En partenariat avec plusieurs organismes et dans le cadre de la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle, cet évènement culturel aux disciplines diversifiées démocratise l’art. Parce que l’art rime avec originalité et diversité. Une exposition composée d’environ 150 œuvres et créations collectives, théâtre, performances, danse, forums de discussion, ateliers d’art, démonstrations, visites commentées ou animation avec des groupes scolaires, etc. 12 jours de festivités qui invitent à la découverte de l’autre et à l’émerveillement. Indépendants ou exerçant au sein d’ateliers adaptés, les 200 artistes et performeurs qui y sont présentés vivent avec ou sans une DI-TSA, réunis par la passion et la volonté de provoquer des réflexions et des échanges entre publics, artistes amateurs ou professionnels
D’un œil différent sensibilise la communauté, favorise le développement et la participation citoyenne de ses exposants, contribuant ainsi à la reconnaissance voire à la professionnalisation des personnes vivant avec une DI-TSA dans le domaine des arts et de la culture.
Les arts (musique, art dramatique, arts visuels, etc.) peuvent contribuer au développement, au bien-être et à la participation sociale des personnes ayant une déficience intellectuelle ou physique ou un trouble du spectre de l’autisme (Gemma et al., 2020; Brown et al., 2012; Mino‐Roy et al., 2021). De plus, l’éducation artistique auprès des personnes en situation de handicap peut prendre de nombreuses formes, allant de l’écoute de la musique à la prestation artistique publique, en passant par le chant, l’utilisation d’instruments, la chorale, le théâtre, la danse, la peinture, la sculpture, etc. Toutefois, malgré les bienfaits avérés de l’art pour les personnes en situation de handicap, l’accès aux activités artistiques peut être restreint par d’importantes barrières (Loser et al., 2020; Rathgeber, 2017). Ces obstacles peuvent se situer à divers niveaux : ils peuvent être de nature physique, cognitive ou sociale ou être liés à l’accessibilité (McHale, 2016; Rathgeber, 2017). Pour surmonter ces obstacles, des conditions et approches doivent être mises en place (Gerrity et al., 2013; Salvador, 2015) afin de promouvoir l’accessibilité. De plus, il importe de considérer les personnes en situation de handicap non pas au regard de leur condition, mais de compétences à révéler (Loser et al., 2020). Pour explorer l’apport des arts au développement, à l’éducation et à la participation sociale des personnes en situation de handicap, ce colloque présentera la contribution de recherches participatives et émancipatrices (Boucher, 2003) qui confirment le potentiel des pratiques artistiques pour révéler la sensibilité, le langage et la création unique de ces personnes. Ce potentiel devient un territoire de transformation, non seulement pour elles, mais aussi pour l’environnement dans lequel elles vivent (Fernandes Viana, 2021).
Titre du colloque :